vendredi 30 juin 2017

La servante écarlate - Margaret Atwood

La semaine dernière, j'étais malade, et par conséquent, chose qui ne m'arrive jamais, je me suis retrouvée plusieurs jours au lit sans rien de particulier à faire et avec l'énergie d'un gastéropode sous valium. J'ai donc un peu trainé sur les réseaux sociaux du Chat et j'ai remarqué qu'on parlait beaucoup de ce livre en ce moment, notamment parce qu'ils viennent de l'adapter en série, mais aussi parce que c'était le livre bimensuel du club de lecture Goodreads d'Emma Watson


J'avais (seulement) trois livre en cours sur ma table de chevet, mais le résumé m'a vraiment intéressée, donc ni une ni deux, je l'ai acheté sur ma liseuse et lu dans la foulée (l'achat compulsif suivi d'une lecture directement après, fait suffisamment rare pour être noté...).

L'histoire
Devant la chute drastique de la fécondité, la république de Gilead, récemment fondée par des fanatiques religieux, a réduit au rang d'esclaves sexuelles les quelques femmes encore fertiles. Vêtue de rouge, Defred, "servante écarlate" parmi d'autres, à qui l'on a ôté jusqu'à son nom, met donc son corps au service de son Commandant et de son épouse. Le soir, en regagnant sa chambre à l'austérité monacale, elle songe au temps où les femmes avaient le droit de lire, de travailler... En rejoignant un réseau secret, elle va tenter de recouvrer sa liberté. 
Mon avis

Un excellent bouquin que je recommande chaudement. J'ai accroché dès les premières pages, j'ai dû en lire les trois quarts dès le premier jour... Il s'agit d'une dystopie (l'auteur conteste le terme de dystopie féministe...) et quand je termine ce genre de lectures, je me dis que je devrais vraiment en lire plus souvent !

Si j'avais voulu faire exprès, je n'aurais pas fait mieux... La chronique précédente parlait de la surpopulation, et celle-ci, d'une chute de la natalité (qui me parait la suite logique de la surpopulation).

Dans un style volontairement oral et décousu (on découvre pourquoi dans le dernier chapitre), la narratrice dépeint son enfer à petites touches, en expliquant çà et là comment la société en est arrivée là. Le fait de ne pas avoir toutes les infos d'emblée déconcerte au début, puis pousse à dévorer le bouquin pour enfin avoir une vue d'ensemble.


Le personnage principal sort vraiment du lot. Il est volontairement quelconque, puisque cette société cherche avant tout à déshumaniser ces servantes, à les transformer en ventres sur pattes, il n'a pas de prénom propre, ni une vie qui sort de l'ordinaire (sa vie avant la dictature, j'entends), mais malgré tout, il m'a marquée. Il est à l'image de ces servantes très ambivalentes, à la fois indispensables et précieuses (car fertiles), mais rabaissées au plus bas dans la société et méprisées par tout le monde. Ce paradoxe m'a vraiment interpellée pendant ma lecture.

L'histoire nous rappelle que les dérives totalitaires reposent toujours sur des concepts et des structures existants (voir en anglais cet article sur des femmes dont la mentalité est proche de ce mouvement fanatique quant à la place de la femme...) et que ce sont généralement les femmes qui trinquent les premières quand ça sent le roussi ! Le nouveau souffle de l'Amérique puritaine emmenée par Trump explique aussi certainement le regain d'intérêt pour ce bouquin, qui le mérite !

Je n'ai mis "que" quatre étoiles parce que je dois dire que je suis un peu restée sur ma faim. C'était trop court, j'ai tellement aimé l'univers que j'aurais voulu en savoir encore plus, plonger davantage dans le réseau de résistance et, disons-le franchement, je ne suis pas une grande fan des fins ouvertes.

Le roman vient d'être adapté en série, je compte bien entendu la regarder prochainement. Le livre m'a aussi beaucoup fait penser à 1984 et j'ai une furieuse envie de le relire bientôt...

En bref, une excellente dystopie, prenante et trop courte à mon goût, qui nous rappelle que nous ne devons jamais cesser de défendre nos droits, ni les tenir pour acquis. Je recommande.

lundi 19 juin 2017

Inferno - Dan Brown

Quoi qu'on en dise, un bon Dan Brown, quand on n'a pas l'énergie de se prendre la tête, ça passe toujours très bien ! 


L'histoire
Robert Langdon, professeur de symbologie à Harvard, se réveille en pleine nuit à l'hôpital. Désorienté, blessé à la tête, il n'a aucun souvenir des dernières trente-six heures. Pourquoi se retrouve-t-il à Florence ? D'où vient cet objet macabre que les médecins ont découvert dans ses affaires ? Quand son monde vire brutalement au cauchemar, Langdon décide de s'enfuir avec une jeune femme, Sienna Brooks. Rapidement, Langdon comprend qu'il est en possession d'un message codé, créé par un éminent scientifique qui a consacré sa vie à éviter la fin du monde, une obsession qui n'a d'égale que sa passion pour « Inferno », le grand poème épique de Dante. Pris dans une course contre la montre, Langdon et Sienna font tout pour retrouver l'ultime création du scientifique, véritable bombe à retardement.
Mon avis

Je pense qu'il faut distinguer deux parties dans ce livre. D'abord, le côté thriller... Pas franchement le récit du siècle, on voit les choses venir (bien que certaines supposées "failles scénaristiques" s'expliquent à la fin, ce qui est plutôt bien vu) et c'est un peu un remâché des ouvrages précédents de l'auteur. J'avais par exemple vu venir dès le début le lieu final du roman (je ne peux pas en dire plus sans spoiler) parce qu'il y a quelques années j'avais lu un livre qui en parlait, ça m'étonne donc qu'un soit disant éminent professeur d'Harvard à la mémoire absolue mette 600 pages à arriver à la même conclusion... Mais ça passe le temps, ça change les idées et ça donne envie d'aller à Florence. Donc sympa, sans casser des briques.

J'ai été beaucoup plus intéressée par l'autre aspect du roman. Le "méchant", le "monstre" de l'histoire, veut lutter contre la surpopulation pour sauver l'humanité. Je trouve que c'est une question trop peu abordée, un véritable problème, et je trouve bien qu'on en parle ici. Ca donne matière à réfléchir pour qui n'essaie pas de se voiler la face. Et dans cette logique, j'ai vraiment beaucoup aimé la solution et la fin du livre, qui m'a vraiment surprise. Cette trame sauve vraiment l'histoire pour moi, et vaut le coup de la lecture.

Chassé-croisé : le film


En rédigeant ma chronique, je me suis aperçue que le roman venait d'être adapté au cinéma, j'ai donc décidé de le regarder pour comparer...


Comment vous dire... ce n'est pas vraiment la peine. C'est le genre de films que je ne comprends vraiment pas. Il y a une bonne base, de quoi faire un bon divertissement... Et si on changeait à peu près tout pour faire un truc absolument nul ???

C'est confus, moi qui me plaignais de quelques raccourcis dans le bouquin, là, ils sont présents à la pelle. J'entends bien qu'on ne puisse pas adapter entièrement un bouquin, car ce serait trop long. Mais pourquoi virer des pans entiers du livre, très utiles pour comprendre la psyché des personnages, juste pour rajouter des dizaines de minutes de trucs qui n'ont rien à faire là, ne sont pas dans le bouquin et n'apportent strictement RIEN ?

Pour ne rien arranger, en lisant le bouquin, je m'étonnais (agréablement) qu'un Américain ait osé écrire certaines idées... Nous voilà rassurés, dans le bouquin, le puritanisme revient en force et le message du livre, le retournement scénaristique, LE truc qui fait que ça vaut la peine de le lire, saute purement et simplement et est remplacé par quelque chose de convenu et prévisible à souhait.

Je finirai par une dernière déception : je me disais que l'intérêt du film par rapport au livre, c'est qu'on pourrait "voir" Florence, les palais décrits, etc, et que ce serait plus pratique que de dégainer Google Images toutes les deux pages pour rafraichir sa culture. Même là, j'ai été déçue, on ne voit pas grand chose.

Vous l'aurez compris, si vous hésitez, contentez-vous du livre.


jeudi 25 mai 2017

Sarah - Marek Halter

Petite chronique littéraire ! Livre commencé depuis un bon moment, mais comme c'était mon "livre de Kindle" et que je ne le lisais qu'en déplacement, il m'a fallu du temps pour le terminer. C'est le deuxième livre que je lis de cet auteur, je me souviens avoir adoré son Marie il y a quelques années. Le concept ? Revoir les grands mythes bibliques à travers les yeux du femmes, qui ne se contentent plus de faire tapisserie mais passent au premier plan. Forcément, ça me plait !

L'histoire
"On disait de moi que j'étais la plus belle des femmes. D'une beauté qui faisait peur autant qu'elle attirait. Une beauté qui a séduit Abram dès son premier regard sur moi. Une beauté qui ne se fanait pas, troublante et maudite comme une fleur qui jamais n'engendra de fruit. ". Quelle est donc l'histoire de cette femme si belle qui accompagna Abraham, père du monothéisme, sur les routes de Mésopotamie, de Canaan et d'Égypte ? Épouse aimante d'un homme promis par Dieu à fonder un grand peuple, Sarah traverse toutes les épreuves de la stérilité : le sentiment de culpabilité, le mépris, l'adultère, le choix de l'adoption ou de la mère porteuse... 
Mon avis
Une belle histoire, même si je l'ai trouvé un peu moins bien que Marie. Je crois que c'est parce que cette histoire a un peu trop d'éléments surréalistes (la jeunesse "éternelle" de Saraï, sur laquelle l'auteur insiste lourdement - j'avoue tout de suite n'avoir pas lu l'histoire biblique, donc je ne sais pas si la Bible insiste autant dessus), toujours est-il que ça m'a un peu perdue en route.

Pour le reste, une lecture très intéressante, qui se lit bien. On replonge dans les civilisations antiques. Mon passage préféré est probablement le début du livre, lorsqu'on voit la place accordée aux règles (féminines) à l'époque. Si la situation actuelle est toujours ridicule, on a quand même fait un sacré chemin !!

En bref, une lecture intéressante et agréable, je compte bien en lire d'autres de cet auteur. 

lundi 13 février 2017

Car tout bon chat qui se respecte adore les pelotes...

Petit article non pas pour proposer une nouvelle lecture, je suis toujours paumée à Westeros, mais pour mettre en place une nouvelle rubrique. Si je lis beaucoup moins, ce n'est pas uniquement parce que j'enchaine les pavés. C'est aussi parce que je me mets progressivement à faire beaucoup plus de travaux manuels, donc ça empiète sur la lecture (j'ai toujours pas retrouvé les clés de mon Tardis...)

En effet, je me mets petit à petit à apprendre le tricot, le crochet, la couture... Pour l'instant, je ressemble à peu près à ça... (Merci Malora, il ne faudrait pas non plus que j'avance trop vite, c'est vrai...)

Autant vous dire qu'on part de très TRES loin.

Bref, j'ai envie de faire des choses de mes petits doigts, de me mettre aux travaux manuels de manière générale. Comme je l'ai dit, je pars de rien, c'est le moins qu'on puisse dire, donc cette rubrique n'a pas vocation à "transmettre" quoi que ce soit, j'avais juste envie de partager ponctuellement les trucs à peu près réussis, les découvertes, les bonnes idées... D'étendre un peu les limites de ce blog devenu un peu trop restrictif à mon goût... Ce qui explique aussi le "changement de look".

Ne me reste plus qu'à sortir mon appareil photo pour présenter bientôt les quelques fruits de mes tendinites petites mains !!

vendredi 6 janvier 2017

Le Trône de Fer, L'intégrale 3 - Les Brigands #6, L’Épée de feu #7, Les Noces pourpres #8, La Loi du régicide #9

Ouf, après la relecture des tomes 1 et 2 en début d'année, je suis enfin venue à bout du troisième tome à la fin de l'année dernière ! Même qu'on dira que c'est leur faute si je n'ai pas lu beaucoup de livres en 2016.


J'en profite pour vous présenter mon petit chaton de bibliothèque...


Malora, qui vous propose sa chronique bien personnelle de ce livre :


Apparemment, la page des remerciements n'était pas une réussite... C'est le même chat qui a fait tomber UN livre de ma bibliothèque... Les moustaches du chat ! Ca ne s'invente pas. Vous croyez qu'elle veut que je le lise ?

L'histoire
Spoiler alert pour ceux qui n'ont pas lu les épisodes précédents ! - Pris sur Serial lectrice.
Après sa défaite lors de la bataille de la Néra, Stannis Baratheon a rejoint Peyredragon. A Port-Réal, Tyrion Lannister se réveille blessé dans une capitale transformée et apprend vite que son père Tywin est revenu assumer sa fonction de Main Du Roi. Un changement à la tête du pouvoir qui ne s’annonce pas sans conséquence pour le Lutin et pour Sansa, toujours retenue entre les griffes de la Reine Cersei.
Pendant ce temps et malgré ses victoires, Robb Stark ne se trouve guère en meilleure posture… surtout lorsque sa propre mère prend la décision de libérer Jaime Lannister sans l’en informer, dans le secret espoir de l’échanger contre ses filles. Catelyn Stark confie à Brienne de Torth le soin de ramener le Régicide à la Cour du Roi Joffrey. Livrés à eux-mêmes, ses plus jeunes enfants connaissent eux aussi leur lot d’aventures : Arya tente de rejoindre Vivesaigues et Bran poursuit sa route aux côtés de Meera et Jojen Reed.
Au-delà du Mur, sur l'ordre de son supérieur, Jon Snow est conduit devant Mance Rayder, qui gouverne les peuples libres dans les contrées glacées qu’ils occupent, avec pour mission de les infiltrer. Quel sort va lui réserver le Roi au-delà du Mur ? Que complotent les Sauvageons ?
Quant à Daenerys, elle a embarqué à bord de bateaux qui doivent la ramener à Pentos et conquiert les cités sur son passage.
Mon avis
On continue dans la délicatesse... Pour être honnête, j'ai trouvé la moitié centrale du livre un peu longuette. Mais vu ce qui s'est passé derrière, je pense que c'était surtout pour endormir notre méfiance ! Au moment où je commençais à me demander si je n'allais pas laisser tomber, PAF PAF PAF, on perd la moitié du casting en une centaine de pages.

J'aime toujours beaucoup la variété des personnages et des "profils". Pour ce qui est de l'intrigue, hormis le gros passage à vide du milieu de livre,  je dois dire que je n'ai pas grand chose à ajouter par rapport aux tomes précédents, l'auteur poursuit sur sa lancée. J'ai hâte de savoir la suite !!

jeudi 5 janvier 2017

Une adolescence américaine - Joyce Maynard

Je vous propose aujourd'hui l'autobiographie d'une écrivain, qu'elle avait rédigée quand elle avait une vingtaine d'années.


L'histoire
1972, Joyce Maynard, dix-huit ans, témoigne de sa génération dans le New York Times. J.D. Salinger, de trente-cinq ans son aîné, lui écrit. Très vite, elle quitte l'université pour aller vivre chez lui. Durant leur liaison orageuse, elle donne suite à cet article et raconte avec une désarmante maturité : la guerre du Vietnam, Woodstock, la télévision et la minijupe, l'(in)égalité des sexes, les prom nights... Toute une jeunesse américaine, dans un monde en mutation. Mêlant mémoires, histoire culturelle et critique sociale

Mon avis

Plus qu'un véritable récit, c'est une série d'essais plus ou moins décousus et de réflexions, une forme intéressante.

Paradoxalement, c'est l'avant-propos que j'ai préféré dans le livre, rédigé par l'auteure une vingtaine d'années (si ma mémoire est bonne) après la publication du livre et dans lequel elle réfléchit sur ce qu'elle avait écrit à l'époque, comment elle l'avait écrit... et où elle donne le contexte de l'écriture. Moi qui ne suis pas fan des préfaces, j'ai trouvé que ça apportait vraiment quelque chose.

Pour ce qui est du livre lui-même, j'ai un ressenti un peu ambivalent... Outre les défauts déjà identifiés par l'auteure (quand elle était ado, elle était très sûre de ses opinions et jugements, assez péremptoire, mais je pense que ados, nous étions tous un peu comme ça, on essayait de passer pour des "grandes personnes" à 20 ans, alors qu'à presque 30, on ne se trouve pas encore vraiment adultes...), j'étais partagée entre des réflexions que j'ai trouvées très intéressantes, notamment sur la façon d'apprécier la musique, la virginité, ce sentiment que les problèmes écologiques nous "condamnent à mort"... sans doute parce que c'est toujours d'actualité, et d'autres (cette phrase est beaucoup trop longue), je pense notamment à son rapport à la télévision, qui me rendent perplexes, sans doute parce que j'ai un comportement et des points de vue complètement opposés.

En bref, un livre assez intéressant, à rapprocher de notre propre expérience de l'adolescence, mais qui je pense serait encore plus intéressant pour des lecteurs de l'âge de l'auteur, ça leur parlerait plus. Il me manquait également certaines références culturelles (séries, célébrités...) pour vraiment tout comprendre. Une bonne lecture, sans être un coup de coeur.

mardi 3 janvier 2017

La liste de Freud - Goce Smilevski

Très bonne année 2017 !

Pour faire une pause entre deux tomes du Trône de fer, j'avais décidé de faire une étape dans mon Tour du monde : la Macédoine.


L'histoire
1938. L’Allemagne nazie s’apprête à envahir l’Autriche, les Juifs cherchent à fuir. Alors qu’on lui délivre des visas pour l’Angleterre, Freud est autorisé à soumettre une liste de vingt personnes qu’il souhaite emmener avec lui. Y figurent, entre autres, son médecin et ses infirmières, ses femmes de ménage, son chien et sa belle-soeur; mais pas ses propres soeurs, qui mourront toutes les quatre dans les camps nazis. C’est Adolphine, sa jeune soeur qui raconte : l’enfance, les souvenirs, les regrets aussi, et l’incompréhension devant la décision de celui dont elle était pourtant la plus proche…Mais également ses rencontres de hasard avec Ottla Kafka, Clara Klimt, sacrifiées comme elle sur l’autel de la célébrité de leur frère.
Mon avis

J'avoue avoir mis du temps à me mettre dans l'histoire, et ce pour deux raisons. D'abord, à cause de la personnalité de la narratrice, dont l'existence est vide et morne. Forcément, on a plus de mal à s'identifier ! D'autre part, parce que je ne m'attendais pas vraiment à ça en choisissant ce livre.

Je pensais que le livre s'intéresserait à Freud, à ses réflexions ou ses dilemmes au moment de composer sa fameuse liste. Renseignements pris, ce titre est une mauvaise adaptation du titre original, ce qui explique cela.

J'ai préféré la seconde partie du livre, lorsque le roman biographique laisse une plus grande place à une réflexion sur la folie, à travers les âges et les écrits littéraires (Schoppenhauer, Van Gogh). J'ai trouvé cela très intéressant, cette partie nous pousse à nous interroger sur notre rapport à la folie.

Ce livre m'ayant laissé une impression bizarre, je me suis ensuite un peu promenée sur la toile et il semblerait qu'en effet, l'auteur ait beaucoup laissé parler son imagination (cf. notamment cet article), ce qui m'a laissée encore plus dubitative. Pourquoi s'étendre autant sur un personnage de fiction que l'on veut faire passer pour un personnage historique. Et je ne parle pas des anachronisme, comme "la démarche de robot" dans les années 1910 alors que ce mot aurait été inventé dans les années 1920...

Je garderai donc les quelques réflexions sur la folie et les passages expliquant comment on traitait les fous "avant" (avant Freud, donc). Pour le reste, je ne sais vraiment pas quoi penser de la fiction historique, et même sur le plan du style, je ne crois pas que le livre ait mérité le foin qui a été fait autour.

Une étape de mon tour du monde

mercredi 26 octobre 2016

Dead Zone - Stephen King

Petite pause dans Games of Thrones pour lire ce... (pourquoi j'ai choisi de lire celui-ci en particulier, déjà ?).  Ah oui. En temps normal, je suis une grande fan de Stephen King, comme le prouvent les quelques chroniques déjà proposées ici.


Possible que c'était aussi parce qu'on avait envisagé de regarder le film et que j'avais envie de lire le livre d'abord?


L'histoire
En 1970, John Smith, professeur, accompagne Sarah à une fête foraine. Jouant à la loterie, il gagne plusieurs fois d'affilée, profitant d'une série d'intuitions qui lui arrivent quelquefois depuis qu'il est tombé sur la tête quand il était enfant. Le même soir, après avoir raccompagné Sarah, il est victime d'un accident de la route qui le fait sombrer dans le coma, dont il ne se réveille que cinq ans plus tard.
À son réveil, Johnny découvre que son don s'est considérablement accru et qu'il peut désormais voir l'avenir ou le passé d'une personne en la touchant ou en touchant un objet lié à elle. Son médecin, le Dr Weizak, pense qu'une zone du cerveau, une zone morte, s'est activée chez lui. À la suite d'une vision de Johnny qui permet de sauver un enfant d'un incendie, la rumeur à propos de son pouvoir commence à se répandre et il attire l'attention de la presse. Refusant d'exploiter son don de façon mercantile, Johnny est traité de charlatan par un journal à scandales dont il a décliné l'offre. Il est cependant contacté par le shérif George Bannermann qui lui demande de l'aide pour arrêter L'étrangleur de Castle Rock. John découvre le meurtrier.
En parallèle, on suit l'ascension sociale de Greg Stillson, un homme violent qui se lance dans la politique et n'hésite pas à recourir à des méthodes illégales pour arriver à ses fins.
Lors d'un meeting électoral, Johnny rencontre Greg Stillson, candidat à la Chambre des représentants et, en lui serrant la main, aperçoit alors une vision apocalyptique de l'avenir lorsque celui-ci sera devenu président. Johnny Smith se débat alors avec un dilemme moral : que peut-il faire pour empêcher cela ? Il devient alors obsédé par Stillson. (d'après Wikipedia)
Mon avis
Vous l'aurez sans doute compris, c'était une lecture assez mitigée ! J'avais beau partir avec un très bon a priori, comme toujours avec cet auteur, j'ai vraiment ramé.

Déjà, j'ai pas mal tiqué sur la version française, ce qui n'aide pas. Mais surtout, j'ai eu énormément de mal à m'intéresser à l'histoire, à rentrer dedans. J'ai eu la sensation que les choses démarraient au bout de 90 %... c'est dire.

Je vois bien que l'auteur essayait de tisser une trame avec plusieurs éléments, mais j'avais plutôt l'impression de sauter du coq à l'âne, ce qui ne m'aidait pas à rentrer dans l'histoire. Pour finir, j'ai trouvé que l'auteur se dispersait, en racontant plein de trucs qui n'avaient rien à voir avec la semoule... Soit c'était juste pour diluer, soit c'est qu'en fait, quand on arrive à s'intéresser à ce "héros", c'est passionnant ? 

Par certains aspects, le livre m'a fait penser à 22/11/63, que je préfère largement à Dead Zone, pour le coup. Plus long, mais je crois que j'ai mis moins de temps à le lire, pour le coup.

Bref, je ne vous le recommande pas forcément, quoi !

mardi 27 septembre 2016

Harry Potter and the cursed child (Harry Potter et l'enfant maudit) - J.K. Rowling, Jack Thorne & John Tiffany

Peu de nouveautés sur le blog en ce moment, parce que je me suis mise en tête de me faire les Games of Thrones dans l'ordre et que j'ai passé l'été à relire les deux premiers tomes, déjà chroniqués sur ce blog. J'ai quand même fait une petite parenthèse quand mes parents m'ont offert le dernier Harry Potter.


L'histoire
Harry Potter a maintenant 38 ans, il est papa et travaille au ministère de la magie. Son deuxième fils, Albus, lui donne du fil à retordre : envoyé à Serpentard, il est le meilleur ami de Scorpius, le fils Malefoy, et il souffre de plus en plus de la comparaison avec son père. Un jour, Albus se laisse convaincre par la famille Diggory de voler un retourneur de temps pour aller sauver Cédric des mains de Voldemort (référence à Harry Potter et la Coupe de feu). Malheureusement, effet papillon oblige, rien ne se passe comme prévu et plus ils essaient de réparer leurs dégâts, plus ils dégradent leur futur.

Mon avis

Rafraichissant ! Je me suis replongée dans l'univers en quelques pages, j'ai adoré cette sensation de retour dans un endroit familier et confortable. Mais du coup, j'ai un peu de mal à juger le livre en tant que tel !

Objectivement, on peut dire que la ficelle des voyages dans le temps est très connue et qu'il est toujours difficile d'y faire preuve d'originalité (ça avait été sacrément mieux utilisé dans Harry Potter et le prisonnier d'Azkaban). Mais bon, c'est du chipotage, ça ne m'a pas empêché d'apprécier ma lecture.


J'ai trouvé très intéressante l'évolution des personnages, comment l'âge adulte les a transformés, comment vivre dans un monde où l'on n'est pas en danger de mort tous les trois mois... Très intéressant aussi de voir comment les enfants de célébrités s'en sortent.

Bref, un petit "cadeau" offert aux fans de la saga, qui risque de moins intéresser ceux qui n'avaient pas lu les livres précédents (je vous assure, ça existe), car théâtre oblige, il n'y a pratiquement pas de description.

Je serais curieuse de voir l'adaptation, je me demande comment certains passages pourraient être mis en scène, concrètement.

lundi 18 juillet 2016

L'étrangleur de Pirita - Indrek Hargla

L'article du jour est une escale de mon Tour du monde ! Direction l'Estonie avec un thriller historique.



L'histoire
Hiver 1431. À une lieue de Tallinn, le monastère des brigittines est en construction depuis des dizaines d’années. Y cohabitent curieusement moines et religieuses, menés d’une main de maîtresse par Kandis, énigma­tique abbesse. Depuis peu, l’une des sœurs ne ­s’exprime plus que ­par d’obscurs borborygmes. Un collège de savants est réuni pour en déterminer la cause — le Malin ? et déterminer la langue dans laquelle elle s'exprime. ­Melchior l’Apothicaire découvre en chemin, sous la neige, le cadavre d’un gentil­homme, mort étranglé depuis ­l’automne, mais quand il rapporte la mort de cet homme au couvent, on lui apprend que ce gentilhomme est mort subitement au couvent ! Sur demande de l'abesse Kandis, Melchior cherche à percer les secrets de chacun pour arrêter l'étrangleur.
Mon avis

Une lecture très agréable et intéressante. J'ai trouvé la préface vraiment utile (même si c'était compliqué à suivre), car elle donne beaucoup de contexte à la construction du monastère et rappelle qu'il y a 600 ans, la géopolitique était vraiment très différente, de même que les rapports de force.

L'un des grands atouts de ce livre, c'est qu'il donne beaucoup d'informations sur la vie au monastère (et sur la règle brigittine en particulier). Les descriptions sont très bien faites, et je n'ai pas eu de mal à me plonger dans l'histoire

Autre élément intéressant, le livre montre la façon dont les anciennes cultures d'Estonie s'estompent au contact du christianisme. On parle un peu des runes, ça m'a donné envie d'approfondir le sujet.

Le côté thriller est très efficace, surtout la fin (même si j'ai trouvé que par moment, ça s'éparpillait un peu). Le héros et enquêteur est apothicaire, ce qui permet d'intégrer un peu de médecine légale avant l'heure, une bonne idée.

En bref : une belle découverte et une très agréable lecture.

Une étape de mon tour du monde
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