vendredi 6 janvier 2017

Le Trône de Fer, L'intégrale 3 - Les Brigands #6, L’Épée de feu #7, Les Noces pourpres #8, La Loi du régicide #9

Ouf, après la relecture des tomes 1 et 2 en début d'année, je suis enfin venue à bout du troisième tome à la fin de l'année dernière ! Même qu'on dira que c'est leur faute si je n'ai pas lu beaucoup de livres en 2016.


J'en profite pour vous présenter mon petit chaton de bibliothèque...


Malora, qui vous propose sa chronique bien personnelle de ce livre :


Apparemment, la page des remerciements n'était pas une réussite... C'est le même chat qui a fait tomber UN livre de ma bibliothèque... Les moustaches du chat ! Ca ne s'invente pas. Vous croyez qu'elle veut que je le lise ?

L'histoire
Spoiler alert pour ceux qui n'ont pas lu les épisodes précédents ! - Pris sur Serial lectrice.
Après sa défaite lors de la bataille de la Néra, Stannis Baratheon a rejoint Peyredragon. A Port-Réal, Tyrion Lannister se réveille blessé dans une capitale transformée et apprend vite que son père Tywin est revenu assumer sa fonction de Main Du Roi. Un changement à la tête du pouvoir qui ne s’annonce pas sans conséquence pour le Lutin et pour Sansa, toujours retenue entre les griffes de la Reine Cersei.
Pendant ce temps et malgré ses victoires, Robb Stark ne se trouve guère en meilleure posture… surtout lorsque sa propre mère prend la décision de libérer Jaime Lannister sans l’en informer, dans le secret espoir de l’échanger contre ses filles. Catelyn Stark confie à Brienne de Torth le soin de ramener le Régicide à la Cour du Roi Joffrey. Livrés à eux-mêmes, ses plus jeunes enfants connaissent eux aussi leur lot d’aventures : Arya tente de rejoindre Vivesaigues et Bran poursuit sa route aux côtés de Meera et Jojen Reed.
Au-delà du Mur, sur l'ordre de son supérieur, Jon Snow est conduit devant Mance Rayder, qui gouverne les peuples libres dans les contrées glacées qu’ils occupent, avec pour mission de les infiltrer. Quel sort va lui réserver le Roi au-delà du Mur ? Que complotent les Sauvageons ?
Quant à Daenerys, elle a embarqué à bord de bateaux qui doivent la ramener à Pentos et conquiert les cités sur son passage.
Mon avis
On continue dans la délicatesse... Pour être honnête, j'ai trouvé la moitié centrale du livre un peu longuette. Mais vu ce qui s'est passé derrière, je pense que c'était surtout pour endormir notre méfiance ! Au moment où je commençais à me demander si je n'allais pas laisser tomber, PAF PAF PAF, on perd la moitié du casting en une centaine de pages.

J'aime toujours beaucoup la variété des personnages et des "profils". Pour ce qui est de l'intrigue, hormis le gros passage à vide du milieu de livre,  je dois dire que je n'ai pas grand chose à ajouter par rapport aux tomes précédents, l'auteur poursuit sur sa lancée. J'ai hâte de savoir la suite !!

jeudi 5 janvier 2017

Une adolescence américaine - Joyce Maynard

Je vous propose aujourd'hui l'autobiographie d'une écrivain, qu'elle avait rédigée quand elle avait une vingtaine d'années.


L'histoire
1972, Joyce Maynard, dix-huit ans, témoigne de sa génération dans le New York Times. J.D. Salinger, de trente-cinq ans son aîné, lui écrit. Très vite, elle quitte l'université pour aller vivre chez lui. Durant leur liaison orageuse, elle donne suite à cet article et raconte avec une désarmante maturité : la guerre du Vietnam, Woodstock, la télévision et la minijupe, l'(in)égalité des sexes, les prom nights... Toute une jeunesse américaine, dans un monde en mutation. Mêlant mémoires, histoire culturelle et critique sociale

Mon avis

Plus qu'un véritable récit, c'est une série d'essais plus ou moins décousus et de réflexions, une forme intéressante.

Paradoxalement, c'est l'avant-propos que j'ai préféré dans le livre, rédigé par l'auteure une vingtaine d'années (si ma mémoire est bonne) après la publication du livre et dans lequel elle réfléchit sur ce qu'elle avait écrit à l'époque, comment elle l'avait écrit... et où elle donne le contexte de l'écriture. Moi qui ne suis pas fan des préfaces, j'ai trouvé que ça apportait vraiment quelque chose.

Pour ce qui est du livre lui-même, j'ai un ressenti un peu ambivalent... Outre les défauts déjà identifiés par l'auteure (quand elle était ado, elle était très sûre de ses opinions et jugements, assez péremptoire, mais je pense que ados, nous étions tous un peu comme ça, on essayait de passer pour des "grandes personnes" à 20 ans, alors qu'à presque 30, on ne se trouve pas encore vraiment adultes...), j'étais partagée entre des réflexions que j'ai trouvées très intéressantes, notamment sur la façon d'apprécier la musique, la virginité, ce sentiment que les problèmes écologiques nous "condamnent à mort"... sans doute parce que c'est toujours d'actualité, et d'autres (cette phrase est beaucoup trop longue), je pense notamment à son rapport à la télévision, qui me rendent perplexes, sans doute parce que j'ai un comportement et des points de vue complètement opposés.

En bref, un livre assez intéressant, à rapprocher de notre propre expérience de l'adolescence, mais qui je pense serait encore plus intéressant pour des lecteurs de l'âge de l'auteur, ça leur parlerait plus. Il me manquait également certaines références culturelles (séries, célébrités...) pour vraiment tout comprendre. Une bonne lecture, sans être un coup de coeur.

mardi 3 janvier 2017

La liste de Freud - Goce Smilevski

Très bonne année 2017 !

Pour faire une pause entre deux tomes du Trône de fer, j'avais décidé de faire une étape dans mon Tour du monde : la Macédoine.


L'histoire
1938. L’Allemagne nazie s’apprête à envahir l’Autriche, les Juifs cherchent à fuir. Alors qu’on lui délivre des visas pour l’Angleterre, Freud est autorisé à soumettre une liste de vingt personnes qu’il souhaite emmener avec lui. Y figurent, entre autres, son médecin et ses infirmières, ses femmes de ménage, son chien et sa belle-soeur; mais pas ses propres soeurs, qui mourront toutes les quatre dans les camps nazis. C’est Adolphine, sa jeune soeur qui raconte : l’enfance, les souvenirs, les regrets aussi, et l’incompréhension devant la décision de celui dont elle était pourtant la plus proche…Mais également ses rencontres de hasard avec Ottla Kafka, Clara Klimt, sacrifiées comme elle sur l’autel de la célébrité de leur frère.
Mon avis

J'avoue avoir mis du temps à me mettre dans l'histoire, et ce pour deux raisons. D'abord, à cause de la personnalité de la narratrice, dont l'existence est vide et morne. Forcément, on a plus de mal à s'identifier ! D'autre part, parce que je ne m'attendais pas vraiment à ça en choisissant ce livre.

Je pensais que le livre s'intéresserait à Freud, à ses réflexions ou ses dilemmes au moment de composer sa fameuse liste. Renseignements pris, ce titre est une mauvaise adaptation du titre original, ce qui explique cela.

J'ai préféré la seconde partie du livre, lorsque le roman biographique laisse une plus grande place à une réflexion sur la folie, à travers les âges et les écrits littéraires (Schoppenhauer, Van Gogh). J'ai trouvé cela très intéressant, cette partie nous pousse à nous interroger sur notre rapport à la folie.

Ce livre m'ayant laissé une impression bizarre, je me suis ensuite un peu promenée sur la toile et il semblerait qu'en effet, l'auteur ait beaucoup laissé parler son imagination (cf. notamment cet article), ce qui m'a laissée encore plus dubitative. Pourquoi s'étendre autant sur un personnage de fiction que l'on veut faire passer pour un personnage historique. Et je ne parle pas des anachronisme, comme "la démarche de robot" dans les années 1910 alors que ce mot aurait été inventé dans les années 1920...

Je garderai donc les quelques réflexions sur la folie et les passages expliquant comment on traitait les fous "avant" (avant Freud, donc). Pour le reste, je ne sais vraiment pas quoi penser de la fiction historique, et même sur le plan du style, je ne crois pas que le livre ait mérité le foin qui a été fait autour.

Une étape de mon tour du monde

mercredi 26 octobre 2016

Dead Zone - Stephen King

Petite pause dans Games of Thrones pour lire ce... (pourquoi j'ai choisi de lire celui-ci en particulier, déjà ?).  Ah oui. En temps normal, je suis une grande fan de Stephen King, comme le prouvent les quelques chroniques déjà proposées ici.


Possible que c'était aussi parce qu'on avait envisagé de regarder le film et que j'avais envie de lire le livre d'abord?


L'histoire
En 1970, John Smith, professeur, accompagne Sarah à une fête foraine. Jouant à la loterie, il gagne plusieurs fois d'affilée, profitant d'une série d'intuitions qui lui arrivent quelquefois depuis qu'il est tombé sur la tête quand il était enfant. Le même soir, après avoir raccompagné Sarah, il est victime d'un accident de la route qui le fait sombrer dans le coma, dont il ne se réveille que cinq ans plus tard.
À son réveil, Johnny découvre que son don s'est considérablement accru et qu'il peut désormais voir l'avenir ou le passé d'une personne en la touchant ou en touchant un objet lié à elle. Son médecin, le Dr Weizak, pense qu'une zone du cerveau, une zone morte, s'est activée chez lui. À la suite d'une vision de Johnny qui permet de sauver un enfant d'un incendie, la rumeur à propos de son pouvoir commence à se répandre et il attire l'attention de la presse. Refusant d'exploiter son don de façon mercantile, Johnny est traité de charlatan par un journal à scandales dont il a décliné l'offre. Il est cependant contacté par le shérif George Bannermann qui lui demande de l'aide pour arrêter L'étrangleur de Castle Rock. John découvre le meurtrier.
En parallèle, on suit l'ascension sociale de Greg Stillson, un homme violent qui se lance dans la politique et n'hésite pas à recourir à des méthodes illégales pour arriver à ses fins.
Lors d'un meeting électoral, Johnny rencontre Greg Stillson, candidat à la Chambre des représentants et, en lui serrant la main, aperçoit alors une vision apocalyptique de l'avenir lorsque celui-ci sera devenu président. Johnny Smith se débat alors avec un dilemme moral : que peut-il faire pour empêcher cela ? Il devient alors obsédé par Stillson. (d'après Wikipedia)
Mon avis
Vous l'aurez sans doute compris, c'était une lecture assez mitigée ! J'avais beau partir avec un très bon a priori, comme toujours avec cet auteur, j'ai vraiment ramé.

Déjà, j'ai pas mal tiqué sur la version française, ce qui n'aide pas. Mais surtout, j'ai eu énormément de mal à m'intéresser à l'histoire, à rentrer dedans. J'ai eu la sensation que les choses démarraient au bout de 90 %... c'est dire.

Je vois bien que l'auteur essayait de tisser une trame avec plusieurs éléments, mais j'avais plutôt l'impression de sauter du coq à l'âne, ce qui ne m'aidait pas à rentrer dans l'histoire. Pour finir, j'ai trouvé que l'auteur se dispersait, en racontant plein de trucs qui n'avaient rien à voir avec la semoule... Soit c'était juste pour diluer, soit c'est qu'en fait, quand on arrive à s'intéresser à ce "héros", c'est passionnant ? 

Par certains aspects, le livre m'a fait penser à 22/11/63, que je préfère largement à Dead Zone, pour le coup. Plus long, mais je crois que j'ai mis moins de temps à le lire, pour le coup.

Bref, je ne vous le recommande pas forcément, quoi !

mardi 27 septembre 2016

Harry Potter and the cursed child (Harry Potter et l'enfant maudit) - J.K. Rowling, Jack Thorne & John Tiffany

Peu de nouveautés sur le blog en ce moment, parce que je me suis mise en tête de me faire les Games of Thrones dans l'ordre et que j'ai passé l'été à relire les deux premiers tomes, déjà chroniqués sur ce blog. J'ai quand même fait une petite parenthèse quand mes parents m'ont offert le dernier Harry Potter.


L'histoire
Harry Potter a maintenant 38 ans, il est papa et travaille au ministère de la magie. Son deuxième fils, Albus, lui donne du fil à retordre : envoyé à Serpentard, il est le meilleur ami de Scorpius, le fils Malefoy, et il souffre de plus en plus de la comparaison avec son père. Un jour, Albus se laisse convaincre par la famille Diggory de voler un retourneur de temps pour aller sauver Cédric des mains de Voldemort (référence à Harry Potter et la Coupe de feu). Malheureusement, effet papillon oblige, rien ne se passe comme prévu et plus ils essaient de réparer leurs dégâts, plus ils dégradent leur futur.

Mon avis

Rafraichissant ! Je me suis replongée dans l'univers en quelques pages, j'ai adoré cette sensation de retour dans un endroit familier et confortable. Mais du coup, j'ai un peu de mal à juger le livre en tant que tel !

Objectivement, on peut dire que la ficelle des voyages dans le temps est très connue et qu'il est toujours difficile d'y faire preuve d'originalité (ça avait été sacrément mieux utilisé dans Harry Potter et le prisonnier d'Azkaban). Mais bon, c'est du chipotage, ça ne m'a pas empêché d'apprécier ma lecture.


J'ai trouvé très intéressante l'évolution des personnages, comment l'âge adulte les a transformés, comment vivre dans un monde où l'on n'est pas en danger de mort tous les trois mois... Très intéressant aussi de voir comment les enfants de célébrités s'en sortent.

Bref, un petit "cadeau" offert aux fans de la saga, qui risque de moins intéresser ceux qui n'avaient pas lu les livres précédents (je vous assure, ça existe), car théâtre oblige, il n'y a pratiquement pas de description.

Je serais curieuse de voir l'adaptation, je me demande comment certains passages pourraient être mis en scène, concrètement.

lundi 18 juillet 2016

L'étrangleur de Pirita - Indrek Hargla

L'article du jour est une escale de mon Tour du monde ! Direction l'Estonie avec un thriller historique.



L'histoire
Hiver 1431. À une lieue de Tallinn, le monastère des brigittines est en construction depuis des dizaines d’années. Y cohabitent curieusement moines et religieuses, menés d’une main de maîtresse par Kandis, énigma­tique abbesse. Depuis peu, l’une des sœurs ne ­s’exprime plus que ­par d’obscurs borborygmes. Un collège de savants est réuni pour en déterminer la cause — le Malin ? et déterminer la langue dans laquelle elle s'exprime. ­Melchior l’Apothicaire découvre en chemin, sous la neige, le cadavre d’un gentil­homme, mort étranglé depuis ­l’automne, mais quand il rapporte la mort de cet homme au couvent, on lui apprend que ce gentilhomme est mort subitement au couvent ! Sur demande de l'abesse Kandis, Melchior cherche à percer les secrets de chacun pour arrêter l'étrangleur.
Mon avis

Une lecture très agréable et intéressante. J'ai trouvé la préface vraiment utile (même si c'était compliqué à suivre), car elle donne beaucoup de contexte à la construction du monastère et rappelle qu'il y a 600 ans, la géopolitique était vraiment très différente, de même que les rapports de force.

L'un des grands atouts de ce livre, c'est qu'il donne beaucoup d'informations sur la vie au monastère (et sur la règle brigittine en particulier). Les descriptions sont très bien faites, et je n'ai pas eu de mal à me plonger dans l'histoire

Autre élément intéressant, le livre montre la façon dont les anciennes cultures d'Estonie s'estompent au contact du christianisme. On parle un peu des runes, ça m'a donné envie d'approfondir le sujet.

Le côté thriller est très efficace, surtout la fin (même si j'ai trouvé que par moment, ça s'éparpillait un peu). Le héros et enquêteur est apothicaire, ce qui permet d'intégrer un peu de médecine légale avant l'heure, une bonne idée.

En bref : une belle découverte et une très agréable lecture.

Une étape de mon tour du monde

lundi 4 juillet 2016

La vérité sur l'affaire Harry Québert

La lecture de mes dernières "vacances". Comme à mon habitude, j'attends plusieurs années avant de lire les best-sellers :) Pour la réactivité, on repassera.


L'histoire
A New York, au printemps 2008, alors que l’Amérique bruisse des prémices de l’élection présidentielle, Marcus Goldman, jeune écrivain à succès, est dans la tourmente: il est incapable d’écrire le nouveau roman qu’il doit remettre à son éditeur d’ici quelques mois.Le délai est près d’expirer quand soudain tout bascule pour lui: son ami et ancien professeur d’université, Harry Quebert, l’un des écrivains les plus respectés du pays, est rattrapé par son passé et se retrouve accusé d’avoir assassiné, en 1975, Nola Kellergan, une jeune fille de 15 ans, avec qui il aurait eu une liaison.Convaincu de l’innocence de Harry, Marcus abandonne tout pour se rendre dans le New Hampshire et mener son enquête. Il est rapidement dépassé par les événements: l’enquête s’enfonce et il fait l’objet de menaces. Pour innocenter Harry et sauver sa carrière d’écrivain, il doit absolument répondre à trois questions: Qui a tué Nola Kellergan? Que s’est-il passé dans le New Hampshire à l’été 1975? Et comment écrit-on un roman à succès?
Mon avis

Un thriller très efficace, un bon choix de littérature de vacances! Ce serait sans doute exagéré de parler de réflexion ou de critique de la société américaine, mais je ne l'ai pas vraiment pris comme ça. D'abord, parce que si je veux lire une critique de la société américaine, je privilégierai un roman américain ! Là, je voulais juste que mes 8 h de bus se passent le plus vite possible, et c'était parfait.

J'ai beaucoup aimé la construction du livre en "poupées russes", le livre est très rythmé, l'idée consistant à montrer l'envers du décor de la création d'un livre... La critique de la littérature "instantanée" est intéressante aussi, même si on se doute bien que ça se passe un peu comme ça...

J'ai eu plus de mal avec le personnage principal, qui n'est pas exactement le type de personnages auxquels j'accroche. Et j'ai trouvé qu'à la fin, il y avait vraiment trop de rebondissements. Un ou deux rebondissements, dans un thriller, c'est indispensable. La fin de ce livre ressemble à un match de basket, je trouvais le trait un peu trop forcé et le corollaire : certaines ficelles sont un peu grosses.

Néanmoins, une lecture très agréable et divertissante, j'ai passé un très bon moment! Et puis, un livre qui parle de livres, un plaisir en soi :)

vendredi 20 mai 2016

Le scandale Modigliani - Ken Follett

L'histoire
Une jeune, brillante et séduisante étudiante en histoire de l’art, décidée à écrire sa thèse sur la relation entre la drogue et la créativité artistique, découvre par la même occasion l’existence d’un Modigliani perdu ; elle décide de se lancer sur ses traces, entraînant derrière elle une série de personnages hétéroclites : des peintres, talentueux et méconnus, en colère contre le mercantilisme du marché de l’art ; des faussaires, des négociants d’art peu scrupuleux et un jeune propriétaire de galerie d’art, acculé au désespoir, vont se croiser, s’entrecroiser, sur les routes de France, d’Angleterre ou d’Italie du sud !

Mon avis

Ceux qui me connaissent bien le savent, je suis une inconditionnelle de Follett, qui est un de mes auteurs préférés. Pourtant, pour le coup, j'ai été un peu déçue.

J'avais trouvée intéressante la préface, dans laquelle l'auteur revient des années après sur ses intentions lorsqu'il a écrit ce livre (qui a été publié en 1976).

L'idée d'une incursion dans le monde de l'art me plaisait beaucoup. Mais je n'ai pas vraiment accroché, et principalement pour une raison : les personnages. Follett m'avait habituée à bien plus de profondeur et de subtilité, là, j'avais l'impression d'avoir un recueil de caricatures, avec baffes qui se perdent à la clé.

J'ai trouvé le tout trop convenu, absurde, jusqu'aux décisions des personnages qui n'avaient aucun sens pour moi. Bref, pas un Follett à marquer d'une pierre blanche.

lundi 9 mai 2016

Les fils d'Odin - Harald Gilbers


L'histoire
Berlin, début 1945. Au cœur d’une ville dévastée, Richard Oppenheimer, juif et ancien commissaire, vit dans la peur de faire partie des tout derniers déportés. Aidé par son amie Hilde, fervente opposante au régime, il mène une existence dans l’ombre. La situation s’aggrave brusquement lorsque Hilde est accusée d’avoir tué son ex-mari, membre des SS impliqué dans les atroces expériences humaines menées à Auschwitz.
Avec une broche portant un sigle runique comme seul indice, Oppenheimer se lance dans une enquête risquée pour démasquer le vrai coupable. Ses recherches le mènent à un mystérieux culte germanique qui n’a qu’un seul objectif : assurer la suprématie de la race aryenne…
Mon avis

On ne va pas se mentir, en lisant le résumé, je pensais plutôt lire un thriller ésotérique, plonger au coeur d'une secte, etc. Autant dire tout de suite que ce n'est pas trop le sujet du livre, donc c'était loupé. Et pourtant, j'ai vraiment beaucoup apprécié ce livre, à plusieurs titres.

D'une part l'auteur est allemand (captain obvious bonjour) et ça m'a rappelé à quel point ça fait du bien de lire autre chose de la littérature anglo-saxonne ou française : on aborde les intrigues et la manière de raconter les histoires différemment ! Ca se lit très bien, et j'ai lu les 200 dernières pages d'une traite, c'était donc prenant. En plus, j'arrivais très facilement à me plonger dans l'intrigue et à décrocher du reste, ce qui n'est pas très évident pour moi en ce moment.

Ensuite, le gros point fort du thriller n'est paradoxalement pas, selon moi, l'aspect thriller, mais tout le cadre. A travers le parcours de son personnage, l'auteur nous raconte dans les détails la vie au quotidien à Berlin au début de l'année 1945. Comment la population survit en sachant que la guerre est perdue, mais sans savoir qui va les conquérir. Dans la crainte de la délation et de la police d'Etat, des bombardements, de la pénurie, etc. Ce qu'on mangeait, les drogues de l'époque, la débrouille... Cet aspect là est vraiment bien fait.

L'aspect thriller est beaucoup plus classique et, comme je l'ai dit, finalement, l'histoire de la secte n'est pas beaucoup approfondie. En revanche, autre atout du livre, sa fin est très réussie. On est un peu conditionnés et donc on envisage que ça puisse se finir d'une façon ou d'une autre. Et bien non, l'auteur nous trouve une troisième voie et donc, suspense jusqu'au bout.

Je ne connaissais pas du tout cet auteur, mais j'ai vraiment envie de découvrir d'autres livres de lui. Une réussite.

samedi 7 mai 2016

Marche ou crève - Stephen King

Cela fait très longtemps qu'on m'a conseillé ce livre, même si j'avais un peu peur au début, vu le thème : l'auteur ne s'en cache pas, tout le monde va y passer... Je me demandais vraiment ce que ça pouvait donner...


L'histoire
Mieux que le marathon... la Longue Marche. Cent concurrents au départ, un seul à l'arrivée. Pour les autres, une balle dans la tête. Marche ou crève. Telle est la morale de cette compétition... sur laquelle une Amérique obscène et fière de ses combattants mise chaque année deux milliards de dollars.
Sur la route, le pire, ce n'est pas la fatigue, la soif, ou même le bruit des half-tracks et l'aboiement des fusils. Le pire c'est cette créature sans tête, sans corps et sans esprit qu'il faut affronter : la foule, qui harangue les concurrents dans un délire paroxystique de plus en plus violent. L'aventure est formidablement inhumaine.
Les participants continuent de courir en piétinant des corps morts, continuent de respirer malgré l'odeur des cadavres, continuent de vouloir gagner en dépit de tout., Mais pour quelle victoire ?
Mon avis

Une très très belle surprise. Vous me direz, en général, avec Stephen King, je suis rarement déçue. Je me suis très rapidement prise au jeu et j'ai eu du mal à décrocher. Mes craintes d'histoire trop sanglante ou violente ne se sont pas vérifiées, l'auteur n'en fait pas trop, arrive même à être pudique par moment et il évite les "fautes de goût".

La marche sert de prétexte à beaucoup de réflexions sur la vie et la mort, bien sûr, mais aussi les motivations de chacun et la perversité de la foule. Très intéressant. La mort est omniprésente, mais très souvent suggérée, tout un art.

Mon seul petit regret : j'aurais voulu en savoir plus sur cette société dystopique dans laquelle est censée se dérouler la marche ! C'est dépeint à petites touches en arrière plan, au lecteur de combler les trous. C'est sûr, c'est aussi une approche très intéressante, mais j'aurais voulu savoir comment et pourquoi la société américaine en est arrivée à cette sorte de "snuff reality tv d'Etat".

Terminons avec la fin (pas de spoiling), je me demandais vraiment comment tout ça se terminerait, et je n'ai vraiment pas été déçue, c'était poignant ! Je le recommande.
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