dimanche 20 octobre 2013

Je ne souffrirai plus par amour - Essai de Lucia Etxebarria

Ce livre m'a été prêté par une amie. Voulait-elle faire passer un message subliminal ? Probablement. Peut-être même plusieurs... De cette auteure, j'avais déjà lu Amour, prozac et autres curiosités. Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'on change totalement de registre (avis à ceux qui s'attendent à quelque chose dans la même veine que Amour, prozac... ce n'est pas le cas, préparez vous à changer de style). De plus, c'est intéressant de le lire après l'autre, car ça permet de voir la part autobiographique de Amour, prozac... étant donné que l'auteure se base beaucoup sur ses expériences personnelles pour son essai. 


L'histoire
Cette fois, l'auteur se lance dans un essai de psychologie, rien de moins. Le livre se divise en trois parties. 

Dans la première, elle présente le concept de dépendance émotionnelle, qu'elle connait bien puisqu'elle en souffre. Elle démonte le mythe du Grand Amour, construit de toutes pièces par notre société et qui fait plus de mal que de bien, dissèque de nombreuses relations de couples, toutes plus catastrophiques les unes que les autres, faisant souvent remonter la source des problèmes à l'enfance (on reproduit inconsciemment des schémas). Elle montre pourquoi ce qu'on prend souvent pour de l'amour n'en est pas du tout et pourquoi certaines personnalités s'enferrent malgré tout dans ce genre d'histoires. Cette partie peut-être résumée par la phrase "Pour vivre à deux, il faut savoir vivre seul ; pour aimer quelqu'un, il faut s'aimer soi-même".

La deuxième partie traite du problème de l'estime de soi et du libre arbitre, de comment les renforcer et de l'influence de notre société et de ses exigences sur notre bonheur (ou plutôt le non-bonheur de nombreuses personnes qui se démènent pour décrocher ce que la société désigne comme acceptable).

La troisième, plus courte, dénonce la télévision comme prescriptrice de comportements et dézingue les telenovelas et autres séries, que je qualifie de sexistes, dans la bonne humeur. Ce que j'approuve en battant des mains (non, je n'ai pas la télé, oui, c'est un choix, non, je n'en souffre pas. Et Dexter rules).


Mon avis
Le livre commence par un quizz "Ce livre est-il pour moi ?", pour, selon l'auteure, éviter à certaines personnes un achat inutile. J'ai fait le quizz, visiblement ce bouquin n'était pas pour moi du tout, mais bon, j'ai quand même poursuivi la lecture. Lecture assez rapide (un soir, un matin, petit marathon de lecture dont j'avais envie depuis un moment), mais dont on ressort avec assez de matière à réflexion pour alimenter le jogging dominical.

Bilan : même si on n'est pas dépendant émotionnel (si vous l'êtes et que vous l'ignorez, tel un M. Jourdain de la psychologie, vous vous en rendrez compte très vite en lisant le livre si vous avez une capacité d'auto-analyse...), on peut tirer beaucoup de la lecture de ce roman : ça m'a permis de comprendre un peu mieux beaucoup de relations (j'entends, les relations d'autres personnes de mon entourage) qui me laissaient perplexe et aussi pourquoi je suis à peu près incapable de garder un mec... je dois me diriger vers des profils trop incompatibles avec le mien, je vais régler mon GPS... Ne vous êtes-vous jamais demandé pourquoi Machin et Bidule sont ensemble en dépit du bon sens ??? Ou pourquoi Trucmuche n'a que l'embarras du choix niveau mecs et passe d'une relation à l'autre alors que vous êtes plus belle/intelligente/talentueuse/dégourdie/drôle/sympa (ne pas rayer la mention inutile) et que c'est vous qui passez vos soirées seule ???

En lisant ce livre (même si je ne suis pas forcément d'accord avec tout ce qu'il dit...), je me suis aussi rendu compte du chemin que j'avais parcouru depuis mes premiers balbutiements sentimentaux : je n'ai pas toujours été comme ça, mais j'ai fini par apprendre à m'aimer et à vivre heureuse en vivant seule... Bref, une lecture très réconfortante : finalement, je ne suis pas aussi désastreuse sentimentalement que je me l'imagine des fois quand j'ai le blues, il y a 1 milliard de fois pire que moi !

Pour la forme : un livre bien écrit et très bien vulgarisé. Pour le côté hilarant et décapant proposé par la 4è de couverture, je crois que c'est un peu exagéré, même si le livre est émaillé de petites piques cinglantes comme je les aime. Lisez-le, mais ne le lisez pas juste pour vous esclaffer dans votre canapé !

2 commentaires:

  1. Sympa qu'il y ait un quiz "Ce livre est-il pour moi ?" au début! Bon, je pense que sans faire le quiz ce livre n'est pas pour moi, mais pourquoi pas ;)

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    1. héhé c'est sur qu'il nest pas pour tout le monde :)

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