mercredi 6 novembre 2013

Guerre et paix - Tolstoï

J'ai lu ce livre (de mon propre chef) quand j'ai commencé mes études de russe, pour m'impregner de la culture. Le moins qu'on puisse dire, c'est que c'était un sacré challenge ! J'avais trouvé deux pavés de 1000 pages dans la bibliothèque familiale et j'ai beau être une bonne lectrice, ce livre était un très gros morceau !

Il se divise en deux points de vue : on voit d'un côté différentes familles russes et le destin d'individus confrontés aux guerres napoléoniennes, de l'autre on voit ces fameuses batailles décrites dans les moindres détails. Cette deuxième partie est nettement plus difficile à assimiler, mais c'est très intéressant à lire : quand j'ai eu, après cette lecture, un cours sur l'histoire russe, plus précisément sur la bataille de la Moskova, victoire française. Moi, je connaissais la bataille de Borodino, victoire russe, mais c'est la même ! Avoir deux sons de cloche pour la même bataille, c'est quand même assez intéressant et amusant, ne trouvez-vous pas !  



La petite anecdote : ceux qui connaissent l'histoire, parce qu'ils l'ont lue ou ont vu le film, doivent se dire "la guerre, on l'a vue, mais la paix ???". Ce titre est en fait une "mauvaise" traduction. Je mets mauvaise entre guillemets car la supposée erreur vient de l'auteur lui-même. Le mot russe qui veut dire "paix" (mir, comme la station spatiale internationale) veut aussi dire... "le peuple" et "le monde". La guerre et le peuple, c'est déjà plus cohérent avec l'histoire !


L'histoire
1805 à Moscou, en ces temps de paix fragile, les Bolkonsky, les Rostov et les Bézoukhov constituent les personnages principaux d'une chronique familiale. Une fresque sociale où l'aristocratie, de Moscou à Saint-Pétersbourg, entre grandeur et misérabilisme, se prend au jeu de l'ambition sociale, des mesquineries, des premiers émois. 1812, la guerre éclate et peu à peu les personnages imaginaires évoluent au sein même des événements historiques. Le conte social, dépassant les ressorts de l'intrigue psychologique, prend une dimension d'épopée historique et se change en récit d'une époque. La "Guerre" selon Tolstoï, c'est celle menée contre Napoléon par l'armée d'Alexandre, c'est la bataille d'Austerlitz, l'invasion de la Russie, l'incendie de Moscou, puis la retraite des armées napoléoniennes. Entre les deux romans de sa fresque, le portrait d'une classe sociale et le récit historique, Tolstoï tend une passerelle, livrant une réflexion philosophique sur le décalage de la volonté humaine aliénée à l'inéluctable marche de l'Histoire ou lorsque le destin façonne les hommes malgré eux. (Pris sur Babelio)
La taille du livre le rend impossible à vraiment résumer correctement !


Mon avis
Une lecture ardue, mais inoubliable. Je me vois encore le lire, des années après. Ok, j'avoue, il se peut que j'aie lu en diagonale certaines descriptions de batailles, parce que c'était vraiment long (et un tout petit peu chiant). En revanche, j'ai adoré les passages qui racontent l'histoire des individus. C'est un excellent moyen de découvrir la vie des gens à l'époque, la culture, le contexte politique, social... Quand on cherche à découvrir un pays et une culture, c'est une mine d'or !

Une étape de mon tour du monde
Challenge XIXe

3 commentaires:

  1. Un roman qu'il faut absolument que je lise, je l'ai d'ailleurs dans ma pal :) Je m'appelle Natacha en référence à l'héroine, mon père s'appelle André et mon oncle Pierre ! Oui oui, mon grand père Stanislas (d'origine russe) était fan de Tolstoi :) J'ai d'ailleurs l'intégrale de cet auteur ! J'espère pouvoir le lire rapidement ! Comme toi, pour Anna Karenine, j'ai du lire quelques passages en diagonale

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    1. ahah j'adore les histoires de famille comme ça !!

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  2. Ce livre a l'air très intéressant, mais j'avoue que la taille de l'ouvrage me fait un peu peur..

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