samedi 19 avril 2014

La blonde en béton - Michael Connelly

Voici un thriller que j'ai lu en voyage, dans le train. Un bon choix, qui permet de ne pas voir le temps passer. Ok, j'avoue, je l'ai choisi surtout parce que le titre m'a fait rire et m'a intriguée !


L'histoire
L'inspecteur Harry Bosch le sait, Church, l'homme qu'il a abattu un soir, était bien le tueur de blondes qui maquillait ses victimes avant de les abandonner dans des endroits publics. La veuve de Church perdra le procès qu'elle a intenté contre lui, et la redoutable " Money " Chandler, son avocate, n'y pourra rien : la police des polices a conclu à la légitime défense. Mais, au début du procès, le cadavre d'une autre blonde est découvert sous le plancher en béton d'un immeuble et l'autopsie est formelle : la blonde a été étranglée suivant le même rituel que les autres, mais des mois après qu'Harry a tué Church. Harry a-t-il abattu un innocent et laissé filer un assassin ? Petit à petit, Harry se rend compte qu'à l'époque de la traque du tueur en série, ils n'ont pas su voir qu'il y avait en fait deux tueurs. Il se lance donc à la poursuite de ce second tueur.
Mon avis


Je lis très peu de policiers, parce que j'ai souvent l'impression que c'est "toujours la même chose", j'entends par là que le canevas de l'histoire est souvent le même et qu'il est difficile d'être vraiment original. Pour le coup, avec cette histoire, je n'ai pas du tout eu ce sentiment. J'ai aimé le fait qu'on prenne l'histoire "à l'envers", en commençant par la fin, c'est-à-dire par le procès d'un tueur en série, pour ensuite déboucher sur une enquête policière.

L'intrigue est efficace, avec plusieurs rebondissements (même si, à force de lire ce genre de bouquins, on se doute bien que parce que tel personnage parait très suspects, c'est forcément que ce n'est pas lui - sur ce point, l'auteur manque un chouillas de subtilité...). Ca se lit tout seul, c'est parfait pour se détendre (et nous maintenir éveillés un peu tard dans la nuit).

Concernant le fameux titre, j'ai beaucoup aimé le parallèle tissé dans le livre... Le titre fait évidemment référence au fait que le cadavre est coulé dans le béton, mais également à la statue de la justice présente devant le tribunal où se passe la moitié de l'histoire.

Autre élément amusant de l'histoire : elle a été écrite en 1996. On pourrait penser que ce n'est pas si vieux... Et pourtant, on se rend compte en le lisant de l'impressionnant progrès technique de ces 20 dernières années. "Mais pourquoi il ne sort pas son téléphone portable???" Ah ben, c'est vrai, il n'a qu'un bipper. Ca m'amuse toujours de m'imaginer ce qu'aurait été l'intrigue si l'auteur l'avait écrite 20 ans plus tard... Bien des choses auraient été différentes.

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