mercredi 25 juin 2014

Rebecca - Daphné du Maurier

Petit coup de cœur aujourd'hui avec ce classique ! J'avais déjà vu le film il y a un an ou deux, et celui-ci m'avait marquée, beaucoup plus que ce à quoi je m'attendais à la base. C'était donc bon signe pour le livre !


L'histoire
Une jeune femme travaille comme demoiselle de compagnie de Mme Van Hopper, femme mondaine et acariâtre, à Monte-Carlo. La narratrice, très jeune, est très peu sûre d'elle. Elle rencontre Maximilien de Winter, veuf depuis peu. Tous deux développent une amitié qui, en quelques semaines, évolue en amour. Quand vient le temps pour Mme Van Hopper de quitter Monte-Carlo, Maxim propose à la jeune fille de l'épouser et de vivre avec lui à Manderley, son magnifique manoir en Cornouailles. Elle accepte. À leur arrivée, ils sont accueillis par l'ensemble du personnel, dont la gouvernante, Mme Danvers, qui la compare constamment à Rebecca, la précédente épouse de Maxim, morte noyée quelque temps auparavant et qu'elle admirait passionnément. La "présence" invisible de Rebecca est immédiatement perceptible, comme de son vivant, lorsqu'elle dominait le ménage et la maisonnée. Présence toujours plus obsédante, renforcée en cela par Mme Danvers, "jouant" constamment avec Mme de Winter, la faisant développer nervosité et doutes sur son statut dans le ménage. L'on s'interroge sur le sort de Rebecca. Une embarcation de plaisance s'échoue sur les plages de Manderley, et les plongeurs retrouvent ainsi le bateau sur lequel se trouvait Rebecca lors de sa noyade: il y a un corps coincé dans la cabine... Tout le monde pense qu'une autre personne était dans le bateau avec Rebecca, mais l'identification est facile: il s'agit bel et bien de Rebecca. Maxim, désespéré, raconte la vérité à sa jeune femme...
Mon avis

Un coup de cœur, donc, et pourtant... je ne suis pas forcément cliente de ce genre d'histoires. C'est d'autant mieux ! J'ai adoré la nostalgie qui transpire dès les premières pages et est presque palpable, puis c'est au tour d'une atmosphère lourde, pesante... Les descriptions sont très bien réussies.

L'héroïne est très intéressante... à sa façon. Une vraie cruche, Cendrillon des temps modernes... comme elle n'a pas de nom, ça pourrait être n'importe qui, vous, moi... ça aide à s'identifier (même si je ne cours pas après les riches névrosés et taciturnes, mais ça n'engage que moi.) et à apprécier d'autant plus l'intrigue. J'avais peur que son cruchisme soit un peu pénible à force, mais en fait non, ça sert plutôt bien l'intrigue.

J'ai beaucoup aimé le "twist" dans l'intrigue : on passe d'une histoire romantico-mélodramatique à un genre de policier haletant (qui du coup m'a fait me coucher tard), ce qui fait qu'on ne se lasse pas et qu'on connaît des émotions bien différentes d'un bout à l'autre du livre. De même, j'ai aimé le fait que dans ce livre, les personnages ne sont en fait jamais ce qu'ils semblent être, bien au contraire.

Avec, quand même, la demande en mariage la plus romantique de l'univers intersidéral (je crois que même Darcy n'est pas aussi pire ?) (C'est ma référence ultime en matière de demandes en mariage pourries.)

Clic pour agrandir
Mais quand même, qu'on m'explique le livre, qui a mis le feu ???

Le mélange des genres
Challenge XXe
Le mois anglais

4 commentaires:

  1. Rebecca est vraiment un roman magistral, il est dans mes préférés, justement parce qu'il commence comme une histoire plus ou moins romantique et qu'il se termine en thriller...
    Je te le dis ici qui a mis le feu?
    (si jamais certains ne l'ont pas lu, ça gâcherait la lecture)

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    Réponses
    1. haaa dis moi par mail, que je vois si c'est ce que je pense :D

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  2. Merci de m'avoir rappeler ce bouquin ! Je m'étais dis que je voulais le lire mais j'avais complétement oublié (c'était du temps ou je n'utilisais pas goodreads et autres livraddict pour mes PAL...)

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  3. j'avais adoré ce livre aussi.

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