vendredi 30 janvier 2015

Elle s'appelait Sarah - Tatiana de Rosnay

Vieux motard que jamais... je lis enfin ce livre que j'ai envie de découvrir depuis longtemps. C'est toujours un peu risqué, car le risque de déception est proportionnel au bien qu'on a dit d'un livre...


Avant toute chose, je dois dire que pendant tout le temps où le bouquin a campé sur ma table de chevet, j'ai eu cette chanson dans la tête (rapport aux paroles et au thème)... donc, je vous la passe, y a pas de raison !


L'histoire
Le roman suit deux histoires en parallèle. Julia, journaliste américaine, est la mère de Zoë, une fillette de 11 ans. Mariée à Bertrand, un Français, elle vit à Paris dans les années 2000. A l'occasion du soixantième anniversaire de la rafle du Vel' d'Hiv', elle doit écrire un article, bien qu'elle ignore tout du sujet. Elle est amenée à fouiller le passé de sa belle-famille française et à rechercher les traces de Sarah, une petite fille de dix ans. Lors de la rafle, Sarah a caché dans un placard, fermé à clé, son petit frère, lui promettant de revenir le chercher - elle garde sur elle la clé du placard. Mais la petite fille se retrouve prisonnière au Vélodrome d'Hiver, puis déportée à Beaune-la-Rolande.
Mon avis

Comme on pouvait s'y attendre, j'y suis allée de ma petite larme ! Cette période de notre histoire m'émeut toujours beaucoup, ça n'a pas raté. L'écriture est très simple et accessible, ça se lit tout seul c'est le genre de bouquins qu'on a du mal à lâcher et même si certains passages sont un peu prévisibles, je me suis laissée prendre.

Ma lecture m'a forcément fait penser au film les Héritiers, vu en fin d'année et que je recommande. Ces livres sont importants, ils contribuent au devoir de mémoire, quitte à rappeler des souvenirs peu agréables.

Cependant, je trouve que ce livre a un gros défaut qui l'handicape beaucoup... Le côté caricatural des personnages actuels m'a gênée et agacée : les Français sont ceci, les Américains cela... et on revient sans cesse dessus, de gros sabots en stéréotypes lourds comme des trente-huit tonnes. Ca me faisait sortir de l'intrigue, j'ai trouvé ça vraiment dommage, de baser une histoire censée dénoncer le nazisme sur des antagonisme et des préjugés.

Malgré ce petit hic, une très belle histoire qui m'a beaucoup émue. Je pense voir le film prochainement pour le Chassé-croisé!


3 commentaires:

  1. Le coté caricatural, quand même, c'est un gros bémol je trouve !

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    1. ça tu l'as dit. Heureusement que le reste est vraiment bien pour compenser, sinon ça aurait été vraiment insupportable

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  2. Alala depuis le temps qu'il faut que je lise un roman de cette auteure ! Ce roman m'intrigue ! dommages pour les caricatures...

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