mardi 5 mai 2015

Voyage au bout de la nuit - Louis Ferdinand Céline

Voici un voyage commencé il y a ... 10 ans. Oui, oups. A l'époque j'étais encore au lycée (je viens de me mettre un gros coup de vieux toute seule) et j'avais vite laissé tomber, à la page 30 (comment je le sais ? J'ai retrouvé le marque page en reprenant le bouquin). Je me souviens avoir dit "Le titre, en fait, ça décrit l'expérience du lecteur pendant le bouquin". En plus de ça, en découvrant qui était vraiment l'auteur, j'ai perdu toute envie de lire ce livre.

Étrangement, 10 ans après, je me souvenais encore des quelques pages lues! Donc quand j'ai vu qu'il ne me manquait qu'un livre des années 30 pour boucler mon Challenge XXe, j'ai décidé de m'y remettre !

L'histoire
Bardamu a vu la Grande Guerre et l'ineptie meurtrière de ses supérieurs dans les tranchées. C'est la fin de son innocence. C'est aussi le point de départ de sa descente sans retour. Ce long récit est une dénonciation des horreurs de la guerre, dont le pessimisme imprègne tout le récit. Il part ensuite pour l'Afrique, où le colonialisme est le purgatoire des Européens sans destinée. Pour lui c'est même l'Enfer, et il s'enfuit vers l'Amérique de Ford, du dieu Dollar et des bordels. Bardamu n'aime pas les États-Unis, mais c'est peut-être le seul lieu où il ait rencontré un être (Molly) qu'il aima jusqu'au bout de son voyage sans fond. Mais la vocation de Bardamu n'est pas de travailler avec les machines des usines de Détroit ; c'est de côtoyer la misère humaine, quotidienne et éternelle. Il retourne donc en France pour terminer ses études en médecine et devenir médecin des pauvres. Il exerce alors dans la banlieue parisienne, où il rencontre la même détresse qu'en Afrique ou dans les tranchées de la Première Guerre mondiale.
Mon avis

Quand j'ai repris le bouquin, je me suis promis de passer outre la bio de l'auteur. Du coup, ça s'est beaucoup mieux passé cette fois-ci. Même si les sensations sont confuses.

D'un côté, j'ai beaucoup aimé le style un peu oral. J'ai aussi aimé les réflexions sur l'absurdité de la guerre.

De l'autre, des pages et des pages d'écriture sans paragraphe et avec une police de caractères très petite, ça pique les yeux. En plus, certains passages extrêmement racistes sont à vomir (oui, je sais, il faut replacer dans le contexte de l'époque).

Pour faire simple, j'ai vraiment beaucoup aimé les 150 premières pages environ, tout ce qui concerne la Première Guerre mondiale et l'absurdité de la guerre. Ca vaut le coup, c'est prenant, ça donne à réfléchir... Après, ça s'est gâté et mon intérêt a baissé petit à petit. A la fin, j'en avais franchement marre : trop long pour moi !

Un livre jamais terminé
Mai
Challenge XXe

3 commentaires:

  1. J'ai vraiment du mal avec cet auteur. je suis allé écouter Luchini au Théâtre qui en a lu des parties. Alors forcément lu par Luchini ça force le respect et éveille l'intérêt mais même, ça ne l'a pas donné envie de lire ce livre...alors je crois que je vais laisser tomber :-)

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    1. y a trop de livres intéressants pour se forcer à en lire :) ça sert à rien

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  2. Il faut que je le relise rien que pour la langue vraiment novatrice à l'époque...

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