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lundi 23 août 2021

Docteur Sleep - Stephen King

Pour cette lecture, j'ai un peu innové et je me suis essayée aux audiobooks, surtout qu'au moment où je l'ai lue, j'avais les yeux qui fatiguent le soir. L'expérience m'a beaucoup plu, j'ai aussi beaucoup aimé l'aspect lecture à haute voix (lu par Julien Chatelet), c'était très immersif.

L'histoire
Danny Torrance a grandi. Ses démons aussi... Hanté par l’idée qu’il aurait pu hériter des pulsions meurtrières de son père Jack, Dan Torrance n’a jamais pu oublier le cauchemar de l’Hôtel Overlook. Trente ans plus tard, devenu aide-soignant dans un hospice du New Hampshire, il utilise ses pouvoirs surnaturels pour apaiser les mourants, gagnant ainsi le surnom de « Docteur Sleep », Docteur Sommeil. La rencontre avec Abra Stone, une gamine douée d’un shining phénoménal, va réveiller les démons de Dan, l’obligeant à se battre pour protéger Abra et sauver son âme.

Mon avis
                                      

Comme j'avais pioché ce livre en me fiant simplement au nom de l'auteur "Tiens, un Stephen King, ça fait longtemps que je n'en ai pas lu et c'est vraiment rare que je n'aime pas" (d'ailleurs, contrairement à beaucoup de lecteurs je suis incapable de me souvenir DU livre qui m'a fait adorer la lecture, je ne me souviens pas de l'époque où je ne lisais pas car j'ai commencé très jeune... par contre, mon premier Stephen King - Sac d'os, et j'avais à peu près douze ans - je m'en souviens très bien. Un peu trop jeune, sans doute). Bref, disais-je, comme j'ai pris un Stephen King au pif, je n'ai percuté qu'au début du bouquin que c'est en quelque sorte la suite de Shining, trente ans après. Mais pas d'inquiétude si vous ne l'avez pas lu, ou si vous l'avez lu il y a trop longtemps, ça ne gênera pas votre lecture de Docteur Sleep qui nous rappelle ce qu'on a besoin de savoir.

Vous l'aurez compris, ce bouquin m'a beaucoup plu. J'ai été tenue en haleine de bout en bout, c'était très immersif. J'ai beaucoup aimé suivre Dan et son combat contre l'addiction, j'ai beaucoup aimé la façon dont c'était présenté et utilisé. Accessoirement, ça faisait plaisir (le mot n'est peut être pas le mieux choisi) de voir un personnage principal qui n'est pas une plante verte inutile ou un Mister parfait. Ca faisait tout aussi plaisir de voir un récit qui nous rappelle que, oh surprise, les enfants surdoués deviennent des adultes surdoués (apparemment, ça ne va pas de soi pour tout le monde, si j'en crois les articles qui sont sortis récemment sur le sujet, non, la douance ne disparait pas pshiit, d'un coup, à l'âge con) et qu'être un adulte surdoué, c'est très dur et ça finit souvent mal (comme Dan avec son alcoolisme). Rien que pour ça, c'est top.

J'ai beaucoup aimé le style, les personnages, aussi (comme le père de famille cliché, que l'auteur s'amuse à déconstruire. Et comme l'auteur, c'est Stephen King, il le démonte à la barre à mine le cliché, et ça m'a beaucoup fait rire).

Et comme je ne résiste pas à mettre une photo de ma chatounette trop mignonne qui écoutait le livre avec moi... on a adoré le format audio, bravo le lecteur, on était super attentives :)

Oui, elle regarde vraiment l'appareil qui lit l'audiobook :)

Bref, je recommande.

mercredi 26 octobre 2016

Dead Zone - Stephen King

Petite pause dans Games of Thrones pour lire ce... (pourquoi j'ai choisi de lire celui-ci en particulier, déjà ?).  Ah oui. En temps normal, je suis une grande fan de Stephen King, comme le prouvent les quelques chroniques déjà proposées ici.


Possible que c'était aussi parce qu'on avait envisagé de regarder le film et que j'avais envie de lire le livre d'abord?


L'histoire
En 1970, John Smith, professeur, accompagne Sarah à une fête foraine. Jouant à la loterie, il gagne plusieurs fois d'affilée, profitant d'une série d'intuitions qui lui arrivent quelquefois depuis qu'il est tombé sur la tête quand il était enfant. Le même soir, après avoir raccompagné Sarah, il est victime d'un accident de la route qui le fait sombrer dans le coma, dont il ne se réveille que cinq ans plus tard.
À son réveil, Johnny découvre que son don s'est considérablement accru et qu'il peut désormais voir l'avenir ou le passé d'une personne en la touchant ou en touchant un objet lié à elle. Son médecin, le Dr Weizak, pense qu'une zone du cerveau, une zone morte, s'est activée chez lui. À la suite d'une vision de Johnny qui permet de sauver un enfant d'un incendie, la rumeur à propos de son pouvoir commence à se répandre et il attire l'attention de la presse. Refusant d'exploiter son don de façon mercantile, Johnny est traité de charlatan par un journal à scandales dont il a décliné l'offre. Il est cependant contacté par le shérif George Bannermann qui lui demande de l'aide pour arrêter L'étrangleur de Castle Rock. John découvre le meurtrier.
En parallèle, on suit l'ascension sociale de Greg Stillson, un homme violent qui se lance dans la politique et n'hésite pas à recourir à des méthodes illégales pour arriver à ses fins.
Lors d'un meeting électoral, Johnny rencontre Greg Stillson, candidat à la Chambre des représentants et, en lui serrant la main, aperçoit alors une vision apocalyptique de l'avenir lorsque celui-ci sera devenu président. Johnny Smith se débat alors avec un dilemme moral : que peut-il faire pour empêcher cela ? Il devient alors obsédé par Stillson. (d'après Wikipedia)
Mon avis
Vous l'aurez sans doute compris, c'était une lecture assez mitigée ! J'avais beau partir avec un très bon a priori, comme toujours avec cet auteur, j'ai vraiment ramé.

Déjà, j'ai pas mal tiqué sur la version française, ce qui n'aide pas. Mais surtout, j'ai eu énormément de mal à m'intéresser à l'histoire, à rentrer dedans. J'ai eu la sensation que les choses démarraient au bout de 90 %... c'est dire.

Je vois bien que l'auteur essayait de tisser une trame avec plusieurs éléments, mais j'avais plutôt l'impression de sauter du coq à l'âne, ce qui ne m'aidait pas à rentrer dans l'histoire. Pour finir, j'ai trouvé que l'auteur se dispersait, en racontant plein de trucs qui n'avaient rien à voir avec la semoule... Soit c'était juste pour diluer, soit c'est qu'en fait, quand on arrive à s'intéresser à ce "héros", c'est passionnant ? 

Par certains aspects, le livre m'a fait penser à 22/11/63, que je préfère largement à Dead Zone, pour le coup. Plus long, mais je crois que j'ai mis moins de temps à le lire...

Bref, je ne vous le recommande pas forcément, quoi !

samedi 7 mai 2016

Marche ou crève - Stephen King

Cela fait très longtemps qu'on m'a conseillé ce livre, même si j'avais un peu peur au début, vu le thème : l'auteur ne s'en cache pas, tout le monde va y passer... Je me demandais vraiment ce que ça pouvait donner...


L'histoire
Mieux que le marathon... la Longue Marche. Cent concurrents au départ, un seul à l'arrivée. Pour les autres, une balle dans la tête. Marche ou crève. Telle est la morale de cette compétition... sur laquelle une Amérique obscène et fière de ses combattants mise chaque année deux milliards de dollars.
Sur la route, le pire, ce n'est pas la fatigue, la soif, ou même le bruit des half-tracks et l'aboiement des fusils. Le pire c'est cette créature sans tête, sans corps et sans esprit qu'il faut affronter : la foule, qui harangue les concurrents dans un délire paroxystique de plus en plus violent. L'aventure est formidablement inhumaine.
Les participants continuent de courir en piétinant des corps morts, continuent de respirer malgré l'odeur des cadavres, continuent de vouloir gagner en dépit de tout., Mais pour quelle victoire ?
Mon avis

Une très très belle surprise. Vous me direz, en général, avec Stephen King, je suis rarement déçue. Je me suis très rapidement prise au jeu et j'ai eu du mal à décrocher. Mes craintes d'histoire trop sanglante ou violente ne se sont pas vérifiées, l'auteur n'en fait pas trop, arrive même à être pudique par moment et il évite les "fautes de goût".

La marche sert de prétexte à beaucoup de réflexions sur la vie et la mort, bien sûr, mais aussi les motivations de chacun et la perversité de la foule. Très intéressant. La mort est omniprésente, mais très souvent suggérée, tout un art.

Mon seul petit regret : j'aurais voulu en savoir plus sur cette société dystopique dans laquelle est censée se dérouler la marche ! C'est dépeint à petites touches en arrière plan, au lecteur de combler les trous. C'est sûr, c'est aussi une approche très intéressante, mais j'aurais voulu savoir comment et pourquoi la société américaine en est arrivée à cette sorte de "snuff reality tv d'Etat".

Terminons avec la fin (pas de spoiling), je me demandais vraiment comment tout ça se terminerait, et je n'ai vraiment pas été déçue, c'était poignant ! Je le recommande.

lundi 21 septembre 2015

Challenge Thrillers et polars 2014-2015 : Le bilan

J'ai tellement perdu le fil cet été que je viens de me rendre compte que l'édition 2014-2015 du challenge Thrillers et polars est terminée ... L'an dernier, je me suis inscrite dans la catégorie Même pas peur, avec donc pour objectif de lire 25 titres.


Bilan ... Raté, puisque j'ai lu 22 livres dans cette catégorie.
  1. Ximera - Cyril Vallée
  2. Le braconnier du lac perdu - Peter May
  3. Scintillation - John Burnside
  4. Dôme - Stephen King
  5. Hide and seek - Ian Rankin
  6. Les frères Kip - Jules Verne
  7. Hawthorn and child - Keith Ridgway
  8. Le diable s'habille en Voltaire - Frédéric Lenormand
  9. Fumer tue - Gilbert Petit
  10. Les chiens de Belfast - Sam Millar
  11. Sortie noire - Christian Laurella
  12. Gènes toniques - Val McDermid
  13. L'énigme de Flatey - Viktor Arnar Ingólfsson
  14. Nuage de cendres - Dominic Cooper
  15. Le chien des Baskerville - Sir Arthur Conan Doyle
  16. Palissade - Franck Villemaud
  17. Délivrance - Judi Adler-Olsen
  18. Un employé modèle - Paul Cleave
  19. Oscar Wilde et le jeu de la mort - Gyles Brandreth
  20. La souffrance des autres - Val McDermid
  21. Le pasteur détective - Ruth Rendell
  22. Gaudy night - Dorothy L. Sayers
Deux coups de coeur sortent du lot : 



J'ai choisi de ne pas me réinscrire dans ce challenge, car j'ai décidé de restreindre progressivement le nombre de challenges et de me concentrer sur le Tour du monde et ma tentative de faire baisser ma PAL ! Je continuerai bien sûr de lire des thrillers, mais pas nécessairement dans le cadre d'un challenge. Merci aux organisatrices pour ces deux années sanglantes!

lundi 1 septembre 2014

Chassé-croisé : Dôme (Stephen King) et Under the Dome (série)

Un livre à plusieurs challenge ! D'abord, j'en profite pour lancer ma première participation au challenge Chassé-croisé que je vous ai proposé ! J'ai donc lu le livre, puis regardé la série.


De plus, il y a quelques temps, je m'étais inscrite au challenge Le pavé de l'été de Sur mes brizées. Le but ? Lire un pavé, c'est-à-dire un livre de plus de 600 pages, pendant l'été. J'enchaîne régulièrement les pavés (je me rappelle qu'à un moment, quand j'étais gamine, je choisissais mes livres uniquement sur ce critère : les plus gros du rayonnage :) ), donc ce n'est pas vraiment un défi insurmontable pour moi. Du coup, j'ai décidé de cocher la case mot compte double pour corser un peu les choses, et j'ai opté pour Dôme, qui totalise... 1200 pages. Voilà, voilà. M. king sait faire dans la concision, y a pas à tortiller.

L'histoire
La petite ville de Chester's Mill est soudainement coupée du monde par un dôme transparent qui apparaît aux limites de la commune, causant plusieurs accidents mortels le temps que la situation soit connue. L'armée des États-Unis se révèle incapable de détruire ce dôme et les habitants de Chester's Mill sont donc désormais livrés à eux-mêmes. Le deuxième adjoint municipal Jim Rennie profite de cette situation pour asseoir sa mainmise sur la ville grâce à son contrôle de la police, nommant ainsi comme policiers plusieurs jeunes gens particulièrement brutaux, dont son fils, Junior, qui est sujet à des accès de violence incontrôlables causés par une tumeur du cerveau non détectée. Dale Barbara, un vétéran de la guerre d'Irak désormais cuisinier à Chester's Mill, se voit chargé par son ancien supérieur hiérarchique de découvrir l'origine du dôme. Avec l'aide des quelques habitants qui le soutiennent, dont Julia Shumway, la rédactrice en chef du journal local, Rusty Everett, le responsable médical, et un trio de petits génies de l'informatique, il tente également de contrecarrer les plans de Jim Rennie.
Jim Rennie crée un sentiment de panique parmi les habitants afin d'assurer son contrôle sur la ville. Il fait arrêter Barbara pour le meurtre de quatre personnes, dont deux jeunes femmes tuées par Junior et la veuve de l'ancien chef de la police, qu'il a lui-même éliminée pour l'empêcher de faire des révélations. Les restrictions et les brutalités policières des jeunes adjoints se multiplient et poussent certains habitants à se réunir sous la direction de Shumway et d'Everett. (D'après wikipedia)
Mon avis

D'après deux sources proches de l'enquête : oui, c'est un pavé, mais tu vas voir, en deux jours (selon la police), ou trois (selon les syndicats), ce sera fini. Trois jours, c'était un peu court, mais en effet, ce n'était pas loin. Le suspense nous tient de bout en bout, c'est un livre très efficace. Le nombre de personnages est important, mais on ne s'y perd pas du tout, bien au contraire. L'écriture, comme toujours avec King, est très fluide. Je dirais que c'est en effet un pavé parfait pour l'été, à lire en bronzant dans le jardin ou à la plage (merci, dieu des lecteurs, il est en deux tomes) sans forcément se prendre la tête sur des réflexions métaphysiques. Jusqu'au bout, on se demande comment tout ça va se terminer et on enchaîne les chapitres sans voir le temps passer.

Même si c'est franchement manichéen à l'américaine, j'ai aimé la trame de fond, en réponse à peine voilée au "Plus jamais ça" de l'Allemagne nazie. Un peu comme dans des livres/films comme La vague, il nous rappelle qu'il faut être vigilant, que les dérives totalitaires peuvent se mettre en place tellement vite, qu'il suffit d'une situation de crise qui sert de catalyseur, d'un mégalo un peu fou (ici, sorte de folie religieuse), d'un "eux" et d'un "nous". Ensuite, il n'y a plus qu'à agiter le chiffon rouge de la peur et tout le monde fonce. Et on peut observer les Hommes donner le meilleur et le pire. C'est toujours important de garder cela à l'esprit, et c'est pour moi le point fort du livre, la façon dont l'auteur utilise ce ressort.


Cependant, ce ne sera pas mon King préféré, et pour cause, certains trucs m'ont gênée. D'abord, c'est franchement manichéen, ce qui m'agace toujours un peu (même si j'en conviens, cela sert l'intrigue). Je pourrais aussi citer certains points comme la misogynie gratuite qui s'étale à longueur de pages et m'a franchement mise mal à l'aise (c'est bon, à la page 100, on avait déjà pigé que c'était une bande de maniaques sexuels, n'en jetez plus). Ou encore, le remake version canine de Jeanne d'Arc et pour finir, la fin, qui pour moi frise au grand n'importe quoi : des ficelles trop grosses pour un auteur qui ne sait pas trop comment se sortir des embûches qu'il a semées sur le passage de ses personnages. Ca gâche l'ensemble et la fin m'a vraiment déçue. Dommage.


Et maintenant, au tour de la série ! Toujours selon ma "source" : n'essaie pas de regarder la série en te disant que ça va coller avec le livre, parce que c'est comme deux histoires qui divergent après la page 20... Bien, bien, j'ai donc regardé la série avec ceci en tête !

L'histoire
Les habitants de Chester's Mill sont soudain coupés du monde extérieur lorsqu'une barrière invisible apparaît. Les communications avec le monde extérieur sont impossibles et les habitants sont livrés à eux-mêmes. Julia, une journaliste, enquête sur un mystérieux arrivage de propane à Chester's Mill avant que la barrière n'apparaisse. Après l'apparition de cette barrière, elle est sans nouvelle de son mari et prend la décision d'héberger Dale, surnommé « Barbie », qui n'est pas de la région. Mais elle ne sait pas que « Barbie » pourrait bien avoir un lien avec la disparition de son mari. De son côté, James Rennie, surnommé « Junior », a le cœur brisé lorsqu'il révèle son amour à Angie mais que cette dernière lui avoue qu'elle ne ressent pas les mêmes sentiments à son égard. Il va alors la kidnapper et l'enfermer dans l'abri anti-atomique de son père. (résumé de l'épisode 1)
Mon avis



L'adaptation la plus éloignée d'un bouquin que j'ai vue depuis Troie. J'avais beau être prévenue, c'est surprenant quand même. L'avantage, c'est qu'on n'est pas spoilés par le bouquin quand on regarde la série. Je me demande quand même où est la limite entre l'adaptation libre et le plagiat d'une bonne idée...

Ceci étant dit, voici mon avis sur la série en elle-même. Il m'a fallu deux ou trois épisodes pour me dissocier un peu du livre, et après, ça a été. Elle ne garde donc que l'idée de départ du livre, tout le reste change, bien souvent, les personnages de la série ne partagent qu'un nom (et encore) avec leurs homologues du livre. C'est très perturbant.


Quelques éléments sont meilleurs que dans le livre selon moi, et notamment, j'ai aimé ce qu'ils ont fait du personnage de Barbie : "le gentil" du livre est un peu moins lisse dans la série, un bon point, vu que les Monsieur Propre sans peur et sans reproche ont tendance à vite me fatiguer. L'idée des quatre gamins et Julia qui sont manipulés par le Dôme est également très bien trouvée, ça remet le Dôme au centre de l'histoire, alors que dans le livre, il avait tendance à passer un peu au second plan.

Cependant, il y a un gros changement que je trouve regrettable : on perd complètement le côté virée nazie de Jim Rennie (à part peut-être dans les deux derniers épisodes de la saison 1, et encore, c'est très grossier et expédié en 3 minutes). C'était pour moi le point fort du livre, c'est dommage, Jim Rennie est vraiment trop bonhomme.


Enfin, truc très pénible : j'avais prévu de ne regarder que la première saison. Oui, mais voilà... elle se termine en queue de poisson, on est "obligés" de regarder la saison 2 (ou alors, on a perdu son temps à regarder la saison 1, vu qu'on reste avec toutes les questions et aucune réponse). Autant vous dire que ce genre de procédés m'agace. (D'ailleurs, à l'heure qu'il est, je n'ai toujours pas eu le temps de finir la saison 2...)

Bref : une série sympa et prenante, aux effets spéciaux parfois chelou à mon avis. Plutôt bien jouée, elle nous fait passer un bon moment. De là à dire qu'elle est adaptée du bouquin de Stephen King, j'appelle ça de la publicité mensongère !!!

Chassé croisé
Thrillers et polars
Le pavé de l'été
Idée 124 : Une cloche

vendredi 1 août 2014

Scintillation - John Burnside

Dans le cadre du challenge Un an en Ecosse, où j'avais un peu pris de retard, j'ai plus ou moins enchaîné deux écrivains écossais ! Le moins qu'on puisse dire, c'est que ce challenge a le mérite de me sortir de ma zone de confort et de me faire lire des bouquins que je n'aurais pas forcément choisis sinon. J'adore ça !


L'auteur du mois est donc John Burnside. Je dois avouer que je n'en avais jamais entendu parler avant, découverte totale et sans aucun préjugé !

L'histoire
Dans un paysage dominé par une usine chimique abandonnée, au milieu de bois empoisonnés, l'Intraville, aux immeubles hantés de bandes d'enfants sauvages, aux adultes malades ou lâches, est devenue un modèle d'enfer contemporain. Année après année, dans l'indifférence générale, des écoliers disparaissent près de la vieille usine. Ils sont considérés par la police et la mystérieuse entreprise Terre d'origine, qui contrôle tout dans cette ville, comme des fugueurs.
Leonard et ses amis vivent là dans un état de terreur latente et de fascination pour la violence. Pourtant Leonard déclare que, si on veut rester en vie, ce qui est difficile dans l'Intraville, il faut aimer quelque chose. Il est plein d'espoir et de passion, il aime les livres et les filles.
Mon avis


Pour une découverte, c'était une découverte !!! Je ne m'attendais à rien, mais ce livre m'a totalement déroutée ! Ce qui est, selon moi, sa plus grande qualité, car j'avoue que j'éprouve très rarement cette sensation à la lecture d'un bouquin. C'est génial !

Pourquoi j'ai aimé ce livre ? Je ne saurais pas trop le dire. Est-ce que je l'ai aimé ? Il m'a fallu y réfléchir un moment, je n'en étais même pas sûre au début, jusqu'à ce que je comprenne que justement, c'est ça qui fait la force du livre : ce n'est pas le genre de livre qu'on referme aussi sec pour enchaîner sur un autre, j'ai vraiment eu besoin de réfléchir dessus pendant un moment !

Le mot qui pourrait résumer ma lecture, je l'ai trouvé en discutant avec Rachel à propos d'un autre livre : Envoûtement. Je ne sais pas trop ce qui m'a attirée dans ce livre, fascinée, même, mais j'avais vraiment du mal à le lâcher. Il est relativement court, mais très intense !


Les premières pages m'ont très surprise, avec les termes d'Intraville et Extraville, et avec le mystérieux Glister, j'avais l'impression d'être perdue entre les pages d'un bouquin d'Aldous Huxley. Une dystopie ? En fait non, pas vraiment (quoique, peut-être un peu quand même ?), passé le premier chapitre, on est plutôt mangés à la sauce Stephen King ! Mélange surprenant et réussi.

Il y a eu un "débat Facebook" pour savoir si c'était ou non le moins noir des romans de cet auteur... J'avoue que si on peut faire plus noir, ça doit être quelque chose ! En tout cas, le contraste entre le titre du livre (qui s'explique à la fin, quand même !) et la noirceur de l'univers, est saisissant !

L'écriture est donc très sombre, l'intrigue, bourrée de références ciné et lecture, est étrange, et je ne parle pas du dénouement qui frise avec la science-fiction (peut-être un peu too much pour moi, ou pas assez expliqué, je trouve que ça clash trop avec le reste de l'histoire !). Au final, l'histoire importe peu et part dans tous les sens, avec de grandes réflexions du personnage principal, notamment une sur la lecture que j'ai beaucoup aimée. Les personnages sont tous plus ou moins à l'image de leur ville, sordide, comme si toute cette noirceur avait déteint sur eux. Ce qu'on retiendra, ici, c'est vraiment l'univers sombre, oppressant, auquel on ne peut pas échapper, puisqu'on est malgré tout fascinés et happés par le bouquin. Une expérience que j'ai trouvée à part !

A lire, si vous aimez chambouler vos certitudes !

Août - John Burnside
Idée 126 : Oiseau
Challenge Thrillers et polars

jeudi 10 juillet 2014

Challenge Thrillers et polars : Bilan de ma première saison

Le challenge Thrillers et polars organisé par Liliba (merci pour ton boulot incroyable !) saison 2013/2014 vient d'arriver à son terme... L'occasion de faire un petit bilan. Vous trouverez le bilan des lectures de tout le groupe ici.


Voici la liste des 18 titres que j'avais proposés dans le cadre de ce challenge :
Au niveau des catégories, je suis restée "le cul entre deux chaises", entre le Téméraire du dimanche (15 titres) et Même pas peur (25 titres).

Avec deux énormes coups de coeur, deux lectures qui sont nettement sorties du lot (tiens donc, deux thrillers historiques) que je vous rappelle ici :

Clic
Clic
Bien sûr, je remets avec plaisir le couvert pour l'an prochain !! En espérant faire mieux que cette année. L'été s'y prête, vous venez aussi ?

mercredi 12 mars 2014

L'année du loup-garou (Peur bleue) - Stephen King

Aujourd'hui, je vous parle d'une nouvelle fantastique que j'ai lue pour le Challenge 1 mois = 1 consigne.


Remarque : cette nouvelle apparait aussi parfois sous le titre Peur bleue, titre sous lequel elle a été adaptée au cinéma.

L'histoire
Quand arrive la pleine lune, une peur sans nom s'empare des habitants de Tarker Mills, petite bourgade tranquille nichée au creux des profondes forêts du Maine. Tous entendent, derrière la plainte du vent, des grondements de fauve auxquels se mêlent encore les échos d'une voix humaine. Le monstre est là. Qui tuera-t-il ? L'horreur commença en janvier sous la lueur glacée de la pleine lune. Un premier hurlement insoutenable déchira la nuit. C'était le début de l'année du Loup-Garou. (4e de couverture)
Pendant un an, un petit village est confronté à la terreur du loup-garou. Chacun a son opinion : loup-garou ou tueur en série ? En attendant, tout le monde tremble et c'est toute la vie du village qui en est chamboulée, jusqu'à ce qu'un jour, le monstre croise la route d'un petit garçon en fauteuil roulant.

Mon avis
Une nouvelle efficace qui se lit toute seule... J'ai bien aimé le découpage en deux temps, d'abord, les attaques du loup-garou s'égrainent, puis la traque commence. Ca donne un très bon rythme à l'histoire. L'atmosphère est prenante, nous enveloppe très vite et on se prend au jeu.

Cependant, je retrouve ce problème récurrent avec les nouvelles : je n'ai pas le temps de vraiment me mettre dedans et de m'accrocher aux personnages, surtout qu'ici, il y en a vraiment beaucoup (par rapport au nombre de pages, j'entends)... Un moment sympa de lecture, pas un coup de coeur non plus, surtout pour du Stephen King.

Idée 38 : Halloween
Mars : une histoire fantastique

vendredi 28 février 2014

22/11/63 de Stephen King

Il m'a fallu du temps pour finir ce pavé. Et pourtant... un vrai régal ! J'avais quelques doutes avant de commencer : on ne sait jamais, avec les auteurs qui ont du succès pendant très longtemps, il arrive un moment où ils s'essoufflent.. Nous voilà rassurés, Mr King va très bien, merci pour lui !!! 


Contrairement à ce que le titre pourrait suggérer, ce n'est pas de la fiction historique. Ni un truc qui fait peur  et vous empêche de dormir genre Ca. C'est plutôt un thriller science-fiction et une formule réussie !

L'histoire
22 novembre 1963 : 3 coups de feu à Dallas. Le président Kennedy s'écroule et le monde bascule. Et vous, que feriez-vous si vous pouviez changer le cours de l'Histoire ?
2011. Jake Epping, jeune professeur au lycée de Lisbon Falls dans le Maine, se voit investi d'une étrange mission par son ami Al, patron du diner local, atteint d'un cancer. Une « fissure dans le temps » au fond de son restaurant permet de se transporter en 1958 et Al cherche depuis à trouver un moyen d'empêcher l'assassinat de Kennedy. Sur le point de mourir, il demande à Jake de reprendre le flambeau. Et Jake va se trouver plongé dans les années 60, celles d'Elvis, de JFK, des grosses cylindrées, d'un solitaire un peu dérangé nommé Lee Harvey Oswald, et d'une jolie bibliothécaire qui va devenir l'amour de sa vie. Il va aussi découvrir qu'altérer l'Histoire peut avoir de lourdes conséquences... (Babelio)

Mon avis

Le livre démarre sur les chapeaux de roue et nous tient en haleine jusqu'aux dernières pages. Sans nous lasser. Pour un pavé de 1000 pages, je trouve que c'est une performance !

J'ai tout adoré, du personnage principal à l'écriture, en passant par le formidable travail de recherche qui a permis à l'auteur de ressuscité les années 1960. Jusqu'au bout, je me suis demandé ce qui allait se passer, si le personnage sauverait Kennedy, et surtout quelle interprétation l'auteur donnerait du futur si il y parvenait.  Je me demandais aussi si l'auteur partirait dans l'optique Oswald est le tueur ou pour la théorie du complot (personnellement, après avoir étudié la question, je penche pour la deuxième solution.) C'est le genre de livres qu'il est dur de refermer une fois qu'on s'y est mis dedans. On y est tellement bien !

J'ai aussi trouvé génial la référence au livre Ca (autre livre que j'ai adoré de cet auteur), au début du livre. C'était une super idée. Je me suis dit qu'il a peut être fait des références à d'autres livres, mais je n'ai pas lu beaucoup de livres de Stephen King, donc je ne les ai pas relevées. 

En bref, je vous le recommande très chaudement !

Idée 169 : un journal quotidien
Challenge thrillers et polars
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