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jeudi 1 octobre 2015

Challenge XIXe siècle, Troisième round

Autre challenge auquel je participe au fil de l'eau, le challenge XIXe siècle proposé par Dans le manoir aux livres.


Je dois dire que le bilan de l'année est assez maigre, peut mieux faire !
Mais je rempile avec plaisir et je vous invite à nous rejoindre, si ce n'est pas déjà fait ! Voyons si j'arriverai à en lire plus l'année prochaine.

mardi 30 juin 2015

Le cousin Henry - Anthony Trollope

J'ai profité d'une lecture commune proposée dans le cadre du Mois anglais pour me lancer à la découverte d'Anthony Trollope, car je dois avouer que jusqu'à l'édition Mois anglais de l'an dernier, je n'en avais jamais entendu parler, et que je n'en avais donc jamais lu non plus... Nous fêtons aujourd'hui les 200 ans de sa naissance...


Je ne savais pas trop par où commencer, je dois dire que j'ai choisi celui-ci parce que j'ai réussi à le trouver libre de droit sur ma liseuse...

L'histoire
Isabel est élevée par son oncle, Indefer Jones qui se trouve mal-en-point au début du roman. En bon anglais, il s'inquiète alors de son héritage, et en parfait anglais, il tient à ce que tout se passe dans les formes attendues dans son pays. Il a une tendresse particulière pour la jeune Isabel qu'il a élevée. Aussi, les domestiques et la société environnante pensent naturellement que la belle propriété de Llanfaere reviendra à Isabel. D'ailleurs, Indefer Jones passe son temps à retourner sa veste et a rédiger de nouveaux testaments contradictoires... car c'est à son neveu Henry que son héritage devrait revenir, si l'on suit la bonne forme. Bref, entre deux rédactions, alors qu'Isabel est en visite chez ses parents et que Henry est chez son oncle, l'oncle se meurt... et laisse entendre que la version finale de son testament est en faveur d'Isabel. Le testament (retrouvé) retenu, car plus récent, favorise Henry. Nous passons alors du dilemme du vieux, à celui du jeune qui s'installe dans la maison tout en sachant qu'il va en être désaisi d'un moment à l'autre (il sait où se cache le dernier testament). Isabel, elle, de son côté, hésite à se marier avec son amoureux ? Et si tout cela dépendait de son héritage ? (résumé "piqué" à Cryssilda)
Mon avis
Bilan très mitigé... Ce n'est pas que ce soit mal écrit, car j'ai trouvé le style fluide, ça se lisait bien, c'était agréable à lire... Oui mais voilà, c'était le seul atout de ce livre à mes yeux.

Car je dois bien avouer que je me suis ennuyée, je ne suis pas du tout rentrée dans l'histoire, je n'arrivais pas à "comprendre" ces personnages qui atermoient sur 200 pages avec des pseudos conflits moraux... Je t'aurais vite réglé l'histoire en dix pages, donc je me suis franchement ennuyée. Entre Henri qui est un faible qui ne sait pas ce qu'il veut, Isabel, une sainte nitouche à la fierté mal placée... Trop pour moi ! J'ai poussé quelques soupirs pendant ma lecture, en distribuant des claques mentales. Vraiment dommage.

Juin

lundi 1 juin 2015

Top départ pour le mois anglais avec Oscar Wilde et le Jeu de la mort - Gyles Brandreth

Nous sommes le premier juin et je déclare ouvert Le Mois anglais !!! C'est la deuxième édition pour moi, et je propose de démarrer avec un roman de la série Oscar Wilde de Gyles Brandreth. C'est le deuxième de la série, pour mémoire, j'avais déjà lu Oscar Wilde et le Mystère de Reading, qui est le sixième de la série.


Pour bien nous mettre en jambes, je vous propose un petit dessert anglais préparé la semaine dernière avec des fraises du jardin :) Délicieux et diététique facile à faire, pour accompagner nos lectures ! Rendez-vous sur mon blog culinaire pour réaliser ce trifle aux fraises, spéculoos, mascarpone et crème anglaise !


Mais revenons à l'histoire...

L'histoire
Lors d'un dîner entre amis organisé par Oscar Wilde, les règles sont simples : chacun inscrit sur une feuille le nom de la victime de son choix. Mais en initiant ses amis au jeu de la mort, Oscar Wilde n'imaginait pas que le drame rattraperait la comédie. Quand la Faucheuse commence à frapper, Wilde, flanqué de ses fidèles amis Conan Doyle et Robert Sherard, doit enquêter avec zèle, car son nom figure lui aussi sur la liste funèbre.
Mon avis

Une nouvelle fois, je me suis régalée, peut être plus encore qu'avec l'autre livre de la série, car l'histoire est moins sombre, beaucoup plus légère et désinvolte. Cette fois, je l'ai lu dans sa version originale et je dois dire que ça en valait vraiment la peine, car l'auteur joue sur les mots, le livre grouille d'allitérations et c'est encore plus amusant à lire.

Le narrateur est Robert Sherard, qui, dans la "vraie vie", a été l'ami et le biographe d'Oscar Wilde. J'aime beaucoup le fait que, de Wilde à Conan Doyle, en passant par Bram Stoker et autres, le livre fourmille de personnages ayant vraiment existé. Je trouve que ça rajoute une petite touche d'originalité. De même, l'auteur joue beaucoup sur le parallèle entre Wilde et Sherlock Holmes (Oscar Wilde servira d'inspiration pour Mycroft, le frère de Sherlock Holmes).

L'histoire en elle-même est très prenante et l'auteur joue avec nos nerfs : à chaque fois, on anticipe le pire, des drames, ce qui rajoute une tension à la lecture, c'est très réussi. La fin, où tout le monde est rassemblé dans l'attente de l'explication finale, m'a beaucoup fait penser aux Hercule Poirot, ce qui était amusant.

Bref, si vous en doutiez encore... si vous avez envie de vous amuser et de passer un bon moment, foncez !
Le mois anglais !
Challenge XIXe siècle
Challenge Thrillers et polars

dimanche 22 février 2015

Nord et Sud - Elizabeth Gaskell

Voici une découverte pour moi, je ne connaissais pas du tout cette autrice jusqu'à ce que Fanny du Challenge XIXe nous propose une lecture commune ! 


L'histoire
Après le mariage de sa cousine, Margaret Hale retourne vivre chez ses parents à Helstone, un tout petit village dans le sud de l’Angleterre. Toutefois, sa vie est bouleversée quand les doutes de son père, pasteur, l’amènent à quitter l'Église établie pour partir, comme professeur privé, à Milton-Northern, une ville industrielle du Darkshire. Margaret y découvre la misère et la vie difficile des ouvriers du textile. Elle se heurte aussi à John Thornton, le jeune patron de Malborough Mills, l'élève favori de son père, aussi fier qu'elle. Elle le considère comme dur et insensible, voire cruel, tandis qu'il voit en elle une jeune fille orgueilleuse et hautaine, qui refuse de comprendre les convictions qui l'animent, ce qui ne l'empêche pas de l'admirer et d'en tomber amoureux.
Pourtant, pendant les quelque dix-huit mois qu'elle passe à Milton, Margaret apprend à apprécier progressivement le Pays noir et aimer ses rudes travailleurs, plus particulièrement Nicholas Higgins, un responsable de l'Union et sa fille Bessy, dont elle devient l'amie.

Mon avis

Quand j'ai lu le résumé, je me suis dit, Ca a tout pour me plaire, ça. Et en effet, j'ai été super enthousiaste... pendant la première moitié du bouquin, que j'ai dévorée, à deux doigts de me mettre debout sur mon lit en chantant l'Internationale d'une main tout en continuant ma lecture de l'autre... J'ai adoré cette partie du bouquin où l'autrice nous présente les avis d'un peu tout le monde sur la grève, le capitalisme, le partage des bénéfices d'une entreprise, etc... Ce livre me faisait vraiment réagir (des fois je me dis Heureusement que je vis seule, ça doit faire peur vu de l'extérieur) et j'adore ça.

C'était aussi intéressant de voir le "choc des cultures" entre les notables de l'ancien monde (intellectuels, hommes d'églises, professeurs) et du nouveau monde (les riches industriels, les "nouveaux riches") et de voir le mépris que Margaret peut avoir pour eux (mais pourquoi donc?).


Et puis... le ton a changé. C'est devenu un genre de refonte d'Orgueil et Préjugés sur fond de révolution industrielle et j'ai beaucoup moins accroché, sans doute parce que le personnage principal me gonflait un peu (alors que je suis archi fan d'Elizabeth, la pauvre Margaret n'avait aucune chance). Je pense que j'ai été d'autant plus déçue que j'avais été enchantée au départ.

Et puis la fin... est-ce parce que j'avais loupé un épisode parce que j'avais un peu décroché, mais j'ai trouvé le dénouement (que je ne spoilerai pas) un peu "gros" et facile. Et de me dire que quitte à faire gros et facile, on aurait pu faire ça 100 pages plus tôt !

En bref, un ascenseur émotionnel, mais je pense que le roman vaut quand même vraiment le coup pour sa première partie et son côté social.

Février
Challenge XIXe : lecture commune
Une romance classique

vendredi 16 janvier 2015

La fiancée de Lammermoor - Walter Scott

La première fois que j'ai rencontré Walter Scott, j'avais environ 12 ans et j'avais pioché Ivanhoé à la bibliothèque municipale. Je me souviens distinctement ne pas avoir pu dépasser la page 3. Des années après, sur invitation de Cryssilda, j'y retourne !

Si toi aussi tu trouves que la couv' est flippante
tape dans tes mains !

L'histoire
Ruiné, dépossédé de son château et de ses terres à la suite de la Glorieuse Révolution (1689), lord Ravenswood meurt en maudissant le nouveau propriétaire, sir William Ashton, comme s'il transmettait à son fils Edgar un legs de vengeance. Au terme des funérailles, celui-ci harangue l'assistance, en promettant de venger son père. Venu à Ravenswood avec un fusil pour rencontrer sir William, Edgar l'aperçoit en compagnie de sa fille, Lucy, au moment où tous deux sont chargés par un taureau sauvage. Edgar leur sauve la vie en abattant le taureau. Dans la brève entrevue qui s'ensuit, l'amour s'installe dans le cœur des deux jeunes gens.
Mon avis

Bon... J'ai eu du mal. Je m'étais dit Oh tiens, d'après le titre, ça a l'air d'être une histoire d'amour, avec un peu de chance, ça sera assez léger, pas mal non ? (Cette manie de zapper le résumé une fois sur deux, aussi). Je fais toujours ça, car je me dis que je me lance dans une histoire sans préjugés ni rien... sauf que si je m'étais renseignée un peu, j'aurais su qu'on qualifie ce livre de roman le plus sombre de l'auteur. Moi qui voulais du léger...

Pendant toute la lecture, j'ai eu une grosse impression de déjà vu par rapport au Maître de Ballentrae lu il y a quelques mois. Est-ce le cadre, la noirceur ??? Bref, ça avait déjà été long la première fois, ça ne m'a pas aidée à me motiver.

Sur la lecture elle-même... dès les premières pages, on sent que ça va virer soit Roméo et Juliette, soit le Cid. Là aurait pu résider l'intérêt du truc, on a envie de lire ne serait-ce que pour savoir comment ça va se finir, mais dès le premier tiers, l'auteur nous raconte la fin... vlan, va trouver la motivation de continuer après ça.

Le livre a quand même un petit intérêt pour le côté historique et culturel de l'époque, car l'auteur explique pas mal de détails sur le mode de vie, la condition des jeunes filles et les intrigues culturelles... mais c'est long ! Et il ne faut pas compter sur une héroïne haute en couleur pour se rattraper. Comme le dit l'un des personnages "On aurait pu tomber sur mieux".

En bref : lecture conquise de haute lutte, j'ai souffert !

Janvier
Challenge XIXe
Livre écrit il y a plus de 100 ans
Janvier : Walter Scott

vendredi 2 janvier 2015

Bilan des challenges en cours

Bon, par quoi je commence ? En fin d'année, j'ai fait le point sur les challenges que j'avais réussis cette année... C'était vite vu ! Là, ça se corse. (Je mets de côté les challenges XIXe siècle et Thrillers et polars, qui n'ont pas d'objectifs chiffrés et pour lesquels j'ai déjà fait des bilans cet été.)

Commençons par mon challenge "chouchou", le tour du monde (j'ai renoncé définitivement au "en 8 ans", vous remarquerez). Pas mal de lectures cette année (quelques articles sur des lectures faites avant la création de ce blog également), mais aussi pas mal d'achats qu'il me faut encore lire dans ce cadre. J'ai donc parcouru la Suède, le Chili, le Népal, la Belgique, le Liban, l'Ecosse, l'Egypte, la Norvège, le Canada, l'Irlande, l'Irlande du Nord, le Sénégal et l'Autriche-Hongrie. Soit 13 pays et tous les continents, pas mal !

    
Ensuite, le Challenge XXe siècle, qui consiste à lire un livre francophone et étranger de chaque décennie du siècle dernier... est en très bonne voie, puisqu'il ne me manque que deux lectures programmées pour ce début d'année. Comme quoi, des fois, les challenges, je les réussis.


Challenge des 170 idées... autre challenge au long court en bonne voie : 55 idées trouvées au total.


Challenge nordique : (je crois qu'il va être reconduit). Je n'ai pas été très assidue à ce challenge, même si j'ai quelques lectures prévues dans ce cadre (du coup, j'espère qu'il va être reconduit). J'avais lu trois livres dans ce cadre (Suède, Île de Lewis en Ecosse et Islande/Groenland).


Le challenge Mélange des genres a été suivi un peu plus sérieusement puisque j'ai lu 9 catégories (QUI a dit "Les plus faciles"). En plus, même si ce n'est pas l'enthousiasme qui m'étouffe, j'ai trouvé un bouquin de poésie que j'ai prévu de lire en 2015 dans ce cadre.) J'ai donc lu le classique français et étranger, le recueil de nouvelles, la pièce de théâtre, la biographie, la SF, le roman historique, le livre jeunesse et le thriller.


Ma déception personnelle : le Weltmeister Challenge ; je n'ai eu le temps d'en lire qu'un (sur un objectif de trois). Je pense que six mois, c'était trop court, comme délai, pour une addict comme moi !


Challenge Commonwealth... Pour l'instant, je ne suis allée qu'au Canada. J'espère que 2015 sera aussi internationale que 2014 et que je pourrai aller un peu plus souvent dans ces coins là.

Un an en Ecosse/Irlande... Après un démarrage sur les chapeaux de roue, j'ai un peu calé en début d'hiver et j'ai pris un peu de retard. Mais j'en ai fait une affaire personnelle et je compte rattraper mon retard en janvier. Récap ici !


Chassé-croisé : des idées plein la tête pour ce challenge, pour l'instant, deux articles.


Bon. Au moins, on sait que Modération n'est pas mon deuxième prénom !

jeudi 18 décembre 2014

Cantique de Noël (A Christmas Carol) - Charles Dickens

Voici une lecture que j'ai choisie parce qu'elle parle de Noël... et aussi parce que j'avais envie depuis longtemps de me plonger dans Dickens (j'ai de grosses lacunes en la matière...), qui me faisait un peu peur, allez savoir pourquoi. Je pense que c'est un bon moyen de commencer Dickens, le format Conte, assez court, décourage moins qu'un gros pavé.


Le plus gros problème avec ce bouquin, c'est son titre en français... ma version s'appelait Cantique de Noël, mais ça a aussi été traduit par Un chant de Noël... harmonisation, j'écris ton nom !

L'histoire
C'est la veille de Noël, les rues sont animées et chacun prépare joyeusement le réveillon. Le vieux Scrooge, avare et solitaire, est furieux. Il refuse l'invitation de son neveu et s'enferme chez lui. C'est alors que le fantôme de son ancien associé lui apparaît, suivi bientôt de trois autres spectres, plus inquiétants les uns que les autres. Scrooge est entraîné malgré lui dans un fabuleux voyage à travers le temps.
Mon avis

Un très joli conte que j'ai trouvé émouvant ! Il est vraiment tout public ! Comme dans tous les contes, les personnages sont très stéréotypés, surtout l'anti-héros, mais j'ai trouvé que ça ajoutait au charme du livre.

La morale ne s'étouffe pas dans sa subtilité, mais c'est un vrai plaidoyer pour la magie de Noël ! J'arrivais très facilement à me projeter dans l'histoire, à me représenter les scènes... les descriptions sont très réussies. Je le recommande chaudement en cette période (oui parce qu'au 15 août, ça perdrait un peu de son charme, je pense).

Décembre
Challenge XIXe
Idée 30 : Chaise ou équivalent

mercredi 1 octobre 2014

Le maître de Ballentrae - Robert Louis Stevenson

Voici revenu l’Écossais du  mois ! Cette fois-ci, ce n'était pas une découverte, car j'avais déjà lu L'île au trésor et Dr Jekyll et Mr Hyde il y a quelques années, mais j'y allais un peu à reculons, car cet auteur ne m'a jamais transcendée... ses livres ont beau être populaires, je n'avais malheureusement pas été touchée... Pour le challenge, j'ai décidé de choisir un livre que je n'avais pas lu, plutôt que de relire l'un des deux que je connaissais déjà.

T'as le look, coco, vraiment !
L'histoire
En Écosse, au XVIIIe siècle, au manoir des Durrisdeer, vivent les deux frères Durie : James, le Maître de Ballantrae, l'aîné de la famille, est un libertin calculateur, ambitieux, amoral, mais charismatique et respecté ; Henry, le cadet, est quant à lui modéré, plus vertueux, mais injustement mal-aimé.
En 1745, le pays est plongé dans une guerre civile opposant les jacobites, partisans du prétendant Jacques François Stuart, à l’armée du roi en place, George II. Par opportunisme, James souhaite soutenir la cause des rebelles, malgré l'avis contraire de son père et de son frère. Ces derniers pensent qu'en tant qu'aîné, il devrait rester au manoir afin de montrer sa fidélité au roi George ; et que c'est plutôt à Henry de s'engager auprès des jacobites. James scelle son destin et celui des Durrisdeer en allant malgré tout combattre aux côtés du prince Charles. Le 16 avril 1746, la célèbre bataille de Culloden voit l’écrasement de la rébellion jacobite et James est présumé mort. Ayant en fait survécu, le Maître conçoit alors une haine féroce à l'encontre de Henry, auquel il reproche sa disgrâce et la spoliation de ses biens. Dès lors, et tout au long de son existence, James n'aura de cesse de persécuter son frère. Au début, Henry endurera toutes les humiliations. Puis il finira dévoré par cette même haine qui anime son frère.
Mon avis

Mouais, toujours pas convaincue... J'étais partagée pendant toute la lecture. D'un côté, je m'ennuyais ferme, de l'autre, j'avais quand même vraiment envie de savoir comment tout cela allait se terminer. J'avoue avoir activé le mode "lecture en diagonale" à mi-parcours, parce que j'avançais comme un escargot et que j'avais vraiment envie de passer à autre chose. 

Pour ce qui est de la forme, ça m'a vraiment fait penser à La pierre de Lune, que j'avais lu il y a quelques mois : un vieux serviteur qui raconte des histoires passées (et est franchement misogyne, sérieux, c'est un prérequis pour devenir majordome, ou bien ?) et intercale des récits d'autres personnes. Mais la comparaison s'arrête là, j'ai largement préféré Wilkie Collins !

Déjà que je n'étais pas archi transcendée, j'ai trouvé que la narration portait à confusion. Il y a le Maître (Jamie) et le maître du majordome (Henry) et je n'arrêtais pas de m'emmêler les pinceaux, ce qui n'arrange rien, vu que je devais relire certains passages !

Pourtant, en lisant le résumé, je me suis dit que ça pourrait me plaire... Je pense que je m'attendais à une peinture de la rébellion jacobite en Ecosse, malheureusement, c'est juste un prétexte à l'intrigue, pas le sujet du bouquin, donc j'ai été déçue. De l'Ecosse à l'Inde en passant par le comté de New York, je trouve qu'on s'éparpillait un peu. Était-ce nécessaire ?

Enfin bref, une déception, malheureusement.

Challenge XIXe
Idée 80 : Oreille
Octobre
Septembre : Robert Louis Stevenson

jeudi 18 septembre 2014

Happy birthday to you, Challenge XIXème siècle !

Voici un challenge que je suis depuis a bien longtemps déjà (depuis les premiers pas de ce blog, je dirais !), et voilà qu'il fête son premier anniversaire cette semaine ! Grâce à l'enthousiasme des foules en délire, il a été reconduit, il n'est donc pas trop tard si vous aviez raté la saison 1 ! C'est quand même l'occasion de dire un grand merci à Fanny du Manoir aux livres... et de faire un peu le point !


En un an, j'ai donc lu 13 livres écrits au XIXè ou qui se passaient à cette époque (+ une série...). Je dois dire que pour moi, c'est un chiffre un peu faible, vu que j'aime beaucoup cette période... j'avais pourtant démarré fort, mais voilà, ensuite se sont rajoutés d'autres challenges plus contemporains (le challenge XXe siècle, notamment) et on ne peut pas être partout (même si on essaie). Mais j'ai quand même fait de très belles découvertes :

Si je dois n'en garder qu'un, je pense que je vous conseillerai Le Dieu de New York, gros coup de coeur !


Bien entendu, je me réinscris avec grand plaisir pour l'an prochain, et je vais essayer de faire mieux (mais qu'est-il advenu de mon projet de lire tous les Rougon Macquart dans l'ordre ?) !

jeudi 10 juillet 2014

La pierre de lune - Wilkie Collins

Je suis partie à la découverte de Wilkie Collins. Je dois avouer que j'ai découvert son existence il y a quelques mois seulement (honte à moi !), je me suis empressée de combler cette lacune. Je l'avais commencé pour le mois anglais, mais je n'ai pas réussi à le terminer à temps !


L'histoire
La Pierre de lune est un très gros diamant jaune, incrusté dans une statue hindoue représentant la lune. Il est volé par le colonel Herncastle durant la prise de Srirangapatna en 1799. À sa mort, Herncastle offre le diamant à sa nièce, Miss Rachel Verinder. Selon son testament, il lui est remis le jour de son anniversaire. Mais le diamant lui est volé la nuit-même, pendant son sommeil, dans un tiroir de sa chambre.
Presque tous les protagonistes de l'histoire peuvent être soupçonnés, à commencer par Miss Rachel elle-même, mais aussi sa mère, Milady Verinder, ses deux cousins et soupirants : Franklin Blake, jeune homme dynamique et aventurier, Godfrey Ablewhite, jeune orateur aux activités charitables, Rosanna Spearman, femme de chambre au passé trouble, la dévote Miss Clack, M. Murthwaite un mystérieux explorateur de l'Inde, l'honorable homme de loi Matthew Bruff, le nerveux Dr Candy et son antipathique assistant Ezra Jennings, mais par dessus tout, les trois mystérieux hindous qui rodent dans Londres et la campagne anglaise, autour du diamant. Seul le vieux valet Gabriel Betteredge semble au-dessus de tout soupçon ainsi que le sergent Cuff, le fameux détective.
Mon avis

Un livre très original et intéressant. Ce n'est pas tant l'énigme policière qui compte, on peut même dire qu'elle stagne un peu une fois l'histoire lancée, mais bien la structure du livre. J'ai beaucoup aimé sa présentation sous forme de recueils de témoignages : chacun expose les événements auquel il a assisté, certains personnages se penchant plus que d'autres sur l'histoire du diamant en elle-même. Cela permet de montrer qu'il y a autant de perceptions que de personnages, et que cette même perception est fortement influencée par l'opinion que chacun a des autres. 

Cela transparaît surtout dans la description des personnes en elle-même : les personnages ont tous l'air de ce qu'ils ne sont pas : certains décrits comme louches se révèlent pleins de bonnes intentions, et vice versa. Le plus amusant était de voir certains personnages tenter de donner une image d'eux-mêmes par leurs écrits et d'atteindre le résultat opposé : on peut particulièrement citer le vieux majordome qui se veut le serviteur modèle et est en fait un misogyne (c'est de son époque) condescendant et paternaliste, ou encore la vieille fille bigote qui se voudrait un modèle de chrétienté, même si on voit bien que ses instincts "humains" sont toujours là en filigranes. J'ai trouvé ces passages particulièrement intéressants et drôles.

Pour ce qui est de la résolution de l'énigme, elle est un peu capilotractée... Ne pensez pas pouvoir résoudre l'énigme par la seule force de vos petites cellules grises 300 pages avant tout le monde ! Cependant, j'ai aimé le dénouement, à mes yeux, tel qu'il devrait être (même si je ne pensais pas que l'auteur ferait ce choix).

Idée 4 : Une tasse
Juillet : un livre de plus de 450 pages (625)
Juillet
Challenge XIXe
Complètement à la bourre pour le mois anglais !
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